VIDÉO. Au Game Fair, Marion Maréchal s’est confiée à So Chasse sur la chasse et la présidentielle de 2027
Présente au Game Fair à Lamotte-Beuvron pendant deux jours, Marion Maréchal a accordé un entretien à So Chasse dans lequel
Lire la suiteInvité sur le plateau de Sud Radio à l’occasion du Game Fair 2026, Willy Schraen n’a pas éludé l’un des sujets les plus sensibles du monde cynégétique : la chasse à courre. Interrogé par Olivier Périco, le président de la Fédération Nationale des Chasseurs a livré une défense assumée de la vénerie, dénonçant certaines idées reçues qui continuent d’entourer cette pratique ancestrale.
Face aux critiques récurrentes visant la chasse à courre, Willy Schraen a d’abord rappelé un chiffre souvent méconnu du grand public. Selon lui, la vénerie demeure « la chasse la plus populaire de France » en raison du nombre important de non chasseurs qui suivent chaque année les chasses organisées par les équipages. Pour le président de la FNC, l’image d’une pratique réservée à une élite appartient largement au passé. Il estime que cette perception continue pourtant d’alimenter une partie des critiques adressées à la chasse à courre. « On reproche aujourd’hui à cette chasse à courre simplement d’avoir été longtemps la chasse des rois. Mais ça n’est plus le cas », explique-t-il au micro de Sud Radio.
Au cours de l’entretien, Willy Schraen a également développé un argument souvent avancé par les défenseurs de la vénerie : la proximité de cette pratique avec les mécanismes naturels de prédation observés dans la nature. « Une meute de chiens qui court après un cerf, quelle différence avec une meute de loups qui court après le même cerf ? » interroge-t-il. Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs estime que la chasse à courre met à l’épreuve les capacités physiques et comportementales de l’animal poursuivi. Selon lui, cette forme de chasse s’inscrit dans une logique comparable à celle observée chez les prédateurs sauvages. « Je dirais que c’est la sélection naturelle, monsieur Périco. Donc qui c’est qui meurt ? Le plus vieux ou le plus con ? Et c’est tant mieux pour l’espèce », affirme-t-il au cours de l’échange.
Willy Schraen a enfin regretté ce qu’il considère comme une caricature persistante de la chasse à courre dans le débat public. Selon lui, certains opposants continuent d’associer systématiquement la vénerie à l’aristocratie alors que les équipages rassemblent aujourd’hui des profils sociaux très variés. « Il faut arrêter de penser que toute la noblesse française aujourd’hui ce sont les seuls qui vont chasser à courre. C’est ridicule d’imaginer ça », déclare-t-il. Une prise de position qui ne manquera pas d’alimenter les débats autour de la vénerie, régulièrement visée par des campagnes d’opposition souvent calomnieuses mais que nous défendrons toujours, à l’image du président Willy Schraen, comme l’une des expressions les plus traditionnelles de la chasse française.
Partager cet article
Depuis la proposition de loi du sénateur Patrick Chaize visant à « améliorer la sécurité à la chasse », le...