Willy Schraen : « La chasse à courre est la plus populaire de France »

Invité sur le plateau de Sud Radio à l’occasion du Game Fair 2026, Willy Schraen n’a pas éludé l’un des sujets les plus sensibles du monde cynégétique : la chasse à courre. Interrogé par Olivier Périco, le président de la Fédération Nationale des Chasseurs a livré une défense assumée de la vénerie, dénonçant certaines idées reçues qui continuent d’entourer cette pratique ancestrale.

Une pratique souvent critiquée mais largement suivie

Face aux critiques récurrentes visant la chasse à courre, Willy Schraen a d’abord rappelé un chiffre souvent méconnu du grand public. Selon lui, la vénerie demeure « la chasse la plus populaire de France » en raison du nombre important de non chasseurs qui suivent chaque année les chasses organisées par les équipages. Pour le président de la FNC, l’image d’une pratique réservée à une élite appartient largement au passé. Il estime que cette perception continue pourtant d’alimenter une partie des critiques adressées à la chasse à courre. « On reproche aujourd’hui à cette chasse à courre simplement d’avoir été longtemps la chasse des rois. Mais ça n’est plus le cas », explique-t-il au micro de Sud Radio.

La vénerie comparée à la sélection naturelle

Au cours de l’entretien, Willy Schraen a également développé un argument souvent avancé par les défenseurs de la vénerie : la proximité de cette pratique avec les mécanismes naturels de prédation observés dans la nature. « Une meute de chiens qui court après un cerf, quelle différence avec une meute de loups qui court après le même cerf ? » interroge-t-il. Le président de la Fédération Nationale des Chasseurs estime que la chasse à courre met à l’épreuve les capacités physiques et comportementales de l’animal poursuivi. Selon lui, cette forme de chasse s’inscrit dans une logique comparable à celle observée chez les prédateurs sauvages. « Je dirais que c’est la sélection naturelle, monsieur Périco. Donc qui c’est qui meurt ? Le plus vieux ou le plus con ? Et c’est tant mieux pour l’espèce », affirme-t-il au cours de l’échange.

Une réponse aux critiques sur l’image de la vénerie

Willy Schraen a enfin regretté ce qu’il considère comme une caricature persistante de la chasse à courre dans le débat public. Selon lui, certains opposants continuent d’associer systématiquement la vénerie à l’aristocratie alors que les équipages rassemblent aujourd’hui des profils sociaux très variés. « Il faut arrêter de penser que toute la noblesse française aujourd’hui ce sont les seuls qui vont chasser à courre. C’est ridicule d’imaginer ça », déclare-t-il. Une prise de position qui ne manquera pas d’alimenter les débats autour de la vénerie, régulièrement visée par des campagnes d’opposition souvent calomnieuses mais que nous défendrons toujours, à l’image du président Willy Schraen, comme l’une des expressions les plus traditionnelles de la chasse française.

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