Pour Willy Schraen, la France va tellement mal qu’il n’est pas sûr d’y finir sa vie !

Invité de Périco Légasse sur Sud Radio, le président de la Fédération nationale des chasseurs a livré un témoignage particulièrement personnel. Évoquant son attachement à la France rurale et à ses traditions, Willy Schraen a confié ne plus être certain de vouloir terminer sa vie dans son pays.

Une déclaration qui traduit un profond malaise

Au fil de l’entretien, Willy Schraen s’est éloigné des seuls sujets cynégétiques pour évoquer son ressenti face à l’évolution de la société française. Sans viser une catégorie de population en particulier, il explique avoir le sentiment que le pays qu’il a toujours aimé est en train de disparaître. « Elle se porte mal cette France, celle que j’aime, j’ai l’impression qu’elle est en train de fondre comme neige au soleil. Je m’y retrouve plus, je m’y sens mal. (…) Être français en France aujourd’hui, c’est dur, tout simplement. ». Le président de la FNC estime également que ce sentiment est encore plus marqué pour les habitants du monde rural et pour ceux qui restent attachés aux valeurs traditionnelles. « Et si on est un peu du monde rural, c’est encore plus dur. Et si on porte des valeurs, non seulement c’est dur, et en plus, on a l’impression d’être marginalisés. »

« Est-ce que je finirais ma vie en France ? »

C’est toutefois la fin de son intervention qui a le plus marqué les auditeurs. Très ému, Willy Schraen explique que, pour la première fois de son existence, il envisage la possibilité de quitter un jour la France. « Je suis fou amoureux de mon pays depuis toujours, de cette France profonde. Et je me pose pour la première fois de ma vie la question : est-ce que je finirais ma vie dans ce pays. Mais j’en suis même pas sûr aujourd’hui, ce qui est incroyable. ». Avant de poursuivre : « J’avais du mal à partir en vacances il y a encore quelques années tellement que j’étais amoureux de mon terrain, de mon village, de mon clocher, de mon église, de mes traditions, de mes passions. Et aujourd’hui, je me pose la question – et je le dis honnêtement et je le dis régulièrement maintenant – est-ce que je finirais ma vie en France. Je n’en suis pas sûr. »

Une séquence largement commentée

Ces déclarations, particulièrement inhabituelles dans la bouche du président de la Fédération nationale des chasseurs, devraient susciter de nombreuses réactions. Figure emblématique du monde rural, Willy Schraen livre ici un témoignage personnel qui dépasse largement le cadre de la chasse et traduit le malaise qu’il dit ressentir face à l’évolution de la société française.

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Né en 1973, Frédéric Buszkowski vit en Dordogne. Ancien sous-officier de l'armée de Terre puis technicien supérieur à la SNCF, il est chasseur passionné depuis plus de vingt ans. Sa pratique couvre un large éventail de modes de chasse : le grand gibier en battue et à l'affût, le pigeon ramier en palombière, le petit gibier à plumes, ainsi que la régulation des corvidés. Fort de son expérience de terrain, il met aujourd'hui ses connaissances du monde cynégétique au service de So Chasse en tant que pigiste, avec une approche à la fois rigoureuse, pratique et ancrée dans les réalités de la chasse française.

Depuis la proposition de loi du sénateur Patrick Chaize visant à « améliorer la sécurité à la chasse », le...

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