Aveyron : une battue dans la ville

La scène n’a plus rien d’exceptionnel. Partout en France, et désormais jusque dans certaines agglomérations, les sangliers gagnent du terrain. Friches urbaines, parcelles laissées à l’abandon, cumul des poubelles dans la rue, il suffit parfois de peu pour offrir à ces animaux des zones de quiétude idéales. Ces espaces envahis par la ronce et les fourrés deviennent de véritables refuges. En journée, les sangliers y restent dissimulés, regroupés et parfaitement tranquilles, à l’abri des dérangements. La nuit, en revanche, les animaux quittent leurs remises pour se nourrir et retournent jardins, pelouses et traversent régulièrement les routes avec à la clé des risques pour la sécurité des automobilistes.

À Millau, une situation devenue ingérable

À Millau, la cohabitation avait atteint ses limites. La présence répétée de sangliers à proximité immédiate des habitations, conjuguée à l’augmentation des dégâts et des situations dangereuses, a conduit les autorités à agir. La décision a été prise d’organiser une battue administrative, placée sous l’égide des louvetiers du département.

Sous la coordination d’Adrian Valette, de la Fédération Départementale des Chasseurs de l’Aveyron, et avec l’appui des chasseurs locaux de Millau et de Creissels, l’ensemble du dispositif a été pensé dans les moindres détails. Cartographie précise des zones de refuite, étude fine des postes de tir, analyse rigoureuse des angles de sécurité : chaque paramètre a été pris en compte. En milieu urbain ou périurbain, la sécurité reste la priorité absolue.

Collectivités et forces de l’ordre mobilisées

La réussite de cette battue tient également à l’implication des acteurs locaux. La mairie de Millau a joué un rôle central dans l’organisation de l’opération, en lien étroit avec les équipes. Les services de la police nationale et de la police municipale ont, de leur côté, assuré la sécurisation des axes routiers, en ralentissant ou interrompant temporairement la circulation afin d’éviter tout risque de collision pendant la battue. Au total, 67 chasseurs et 6 louvetiers ont été mobilisés pour cette battue en milieu urbain. À l’issue de l’intervention, six sangliers ont été prélevés. Un résultat en adéquation avec l’objectif recherché : réduire la pression exercée par les animaux du secteur.

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Rédacteur en chef, SoChasse

2 réponses à “Aveyron : une battue dans la ville”

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