Réchauffement climatique: Michel Onfray met Greta Thunberg en PLS !
Dans cette courte vidéo, le philosophe Michel Onfray pointe du doigt l’incohérence et l’absence d’objectivité des écologistes qui, comme la
Lire la suiteEn se mettant en scène dans l’eau du bois de Boulogne aux côtés de ragondins, Grégory Moreau, élu parisien engagé au sein du parti animaliste, a voulu faire passer un message apaisant sur la faune sauvage. Mais derrière cette opération de communication, le décalage avec les réalités sanitaires, écologiques et agricoles interroge, voire inquiète.
La scène se déroule au bois de Boulogne, dans un plan d’eau fréquenté par des ragondins. Face caméra, l’élu parisien explique qu’il faut « arrêter les peurs paniques autour des animaux sauvages ». Il entre dans l’eau, observe les animaux, décrit leur comportement, insiste sur leur nature herbivore et non agressive. Il reconnaît, du bout des lèvres, qu’un risque de leptospirose existe dans certaines conditions bien précises, avant de le relativiser immédiatement. Cette séquence s’inscrit dans une démarche claire : déconstruire la peur du sauvage, promouvoir une cohabitation pacifiée et plaider pour des méthodes non létales dans la gestion de ces populations. Dans sa mise en scène et ses implications, cette vidéo pose un réel problème.
Car la leptospirose n’est pas une peur irrationnelle. C’est une maladie infectieuse bien identifiée, étudiée notamment par l’Institut Pasteur. Elle se transmet par contact avec de l’eau contaminée par l’urine d’animaux porteurs, dont les ragondins. Les symptômes peuvent aller de la fièvre à des atteintes graves du foie ou des reins, nécessitant une hospitalisation. En France, les cas sont en augmentation ces dernières années, notamment dans les zones humides et urbaines. Dans ce contexte, la démonstration consistant à banaliser le contact direct avec ces animaux, même de manière implicite, apparaît pour le moins maladroite. La pédagogie sur la faune sauvage ne peut pas se faire au prix d’une minimisation des risques sanitaires.
Au-delà de l’aspect sanitaire, cette séquence révèle une vision très partielle du sujet. Le ragondin est présenté comme un animal paisible, presque attachant, avec lequel il suffirait d’apprendre à cohabiter. Or, cette lecture occulte une dimension essentielle : le ragondin est une espèce invasive, introduite en Europe, dont la prolifération pose de nombreux problèmes. Avec une population estimée à près de 5 millions d’individus en France, les conséquences sont concrètes : dégradation des berges, fragilisation des digues, destruction de cultures, déséquilibres dans les milieux aquatiques. Ces impacts concernent directement les agriculteurs, les collectivités locales et les gestionnaires d’espaces naturels. Dans la vidéo, l’élu évoque également la possibilité de créer des espaces protégés pour ces animaux au sein du bois de Boulogne, au nom de la biodiversité. Une proposition qui illustre une confusion fréquente chez les animalistes : protéger la biodiversité ne consiste pas à favoriser des espèces invasives au détriment des équilibres existants.
Cette séquence, au-delà de son aspect viral, met en lumière un décalage profond et ubuesque de la réalité de la nature. Peut-être que pour aider la science, notre élu animaliste pourrait se proposer pour des tests vaccinaux contre la leptospirose?
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