Malgré la disparition récente de sa fondatrice, la Fondation Brigitte Bardot reste dans l’opposition frontale à l’ensemble de l’univers de la chasse et vient de s’en prendre à un brevet de chiens courants sur sanglier organisé à Gassin, dans le Var. Dans une lettre adressée à la mairie, son président dénonce une pratique qu’il juge incompatible avec « le respect du vivant« .
Une épreuve cynotechnique dans le viseur
C’est un événement bien connu du monde cynophile qui se retrouve aujourd’hui au cœur d’une polémique. À Gassin, dans le Golfe de Saint-Tropez, un brevet de chiens courants sur sanglier doit se tenir sur trois jours. Ce type d’épreuve vise à évaluer les qualités de poursuite des chiens, dans un cadre réglementé, sans mise à mort de l’animal. Mais pour la Fondation Brigitte Bardot, la distinction ne change rien. Dans un article publié sur son site, l’association dénonce une pratique qu’elle qualifie de « distraction cynique », évoquant « la terreur, le stress et l’épuisement d’animaux pourchassés ».
Une lettre adressée à la mairie
Le président de la fondation, Bernard d’Ormale, a directement interpellé la maire de Gassin dans un courrier daté du 23 mars 2026. Dans cette lettre, il critique notamment la promotion de l’événement par la commune, initialement classé dans la rubrique « distractions et loisirs ». « En valorisant cet événement comme une activité de loisir, votre commune ne se contente pas de relayer une information : elle contribue à en légitimer le principe ». Il évoque également une forme d’incompréhension face à ce type de manifestation, estimant que la poursuite d’animaux par des chiens relève d’un « format de divertissement » contestable.
« Des chiens exploités » ? Une vision déconnectée de la réalité
La fondation va plus loin encore en parlant de « chiens exploités comme instruments pour le plaisir de leur propriétaire ». Une affirmation qui tranche nettement avec la réalité du terrain. Il suffit d’être présent un matin au chenil pour comprendre. Quand le traqueur arrive, en tenue, les chiens savent immédiatement qu’aujourd’hui, on chasse ! L’excitation monte d’un coup. Ça aboie, ça saute dans tous les sens, l’envie de chasser des chiens est évidente. On est loin d’un animal contraint : on est face à des chiens qui n’attendent qu’une chose, sortir et faire ce pour quoi ils sont faits.
Leur joie est palpable. Elle ne trompe pas. Elle s’exprime dans chaque mouvement, chaque cri, chaque regard tourné vers leur conducteur. Ces chiens sont sélectionnés depuis des générations pour la quête et la poursuite. Chasser est inscrit dans leur nature, dans leur instinct. Ce n’est pas une contrainte imposée, c’est une activité qu’ils recherchent. Réduire ces animaux à de simples “instruments” revient, pour l’ensemble de conducteurs de meutes, à nier complètement ce lien, cette passion partagée et cette réalité évidente pour quiconque a déjà mis les pieds dans un chenil un jour de chasse.
Une opposition idéologique classique
Au-delà du cas de Gassin, cette prise de position s’inscrit dans une opposition de fond entre certaines associations animalistes et les pratiques liées à la chasse et à l’utilisation des chiens. Car ces brevets ne sont ni des battues ni des actions de prélèvement, mais bien des épreuves techniques encadrées, destinées à évaluer les qualités de travail des chiens courants, sous l’égide d’organismes reconnus comme la Société Centrale Canine. Assimiler ces manifestations à des actes de cruauté revient, pour beaucoup d’acteurs du monde cynégétique, à ignorer leur cadre, leur finalité et leur rôle dans la sélection et la formation des chiens.
Une polémique qui ne surprend même plus
Dans un contexte où chaque événement lié à la chasse ou aux chiens est susceptible de devenir un sujet de controverse, ce type d’attaque est devenue banale. Une polémique de plus, porté par des gens fanatisés par une vison dogmatique du monde animal et loin de la réalité que connaissent ceux qui vivent la chasse au quotidien.












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