La nomination d’Anne Le Strat au poste de directrice déléguée à la mobilisation de la société au sein de l’Office français de la biodiversité suscite une certaine incompréhension. Figure historique de l’écologie politique parisienne, ancienne adjointe au maire de Paris et membre du bureau politique d’Europe Écologie Les Verts, Anne Le Strat est identifiée depuis plus de quinze ans comme une représentante d’une écologie militante assumée, souvent en décalage avec les réalités du terrain rural. Elle a d’ailleurs collaboré pour le média Reporterre…
Au fil des années, elle a publiquement soutenu ou relayé les positions de collectifs et de personnalités régulièrement opposés aux agriculteurs, aux chasseurs et aux pêcheurs, des Les Soulèvements de la Terre au journaliste Hugo Clément, en passant par France Nature Environnement, organisation connue pour ses recours juridiques contre de nombreux projets agricoles, cynégétiques ou d’aménagement rural.
La fonction qui lui est confiée interroge d’autant plus. « Mobiliser la société » . Dans un contexte déjà explosif, cette nomination apparaît avant tout comme un choix politique.
Car derrière cette appellation se cachent des leviers bien réels : définition des priorités de communication, pilotage de campagnes nationales de sensibilisation, orientation des partenariats associatifs. Autant de sujets loin d’être neutres dans un pays où la chasse et la pêche sont déjà sous pression réglementaire et médiatique constante.
Il ne s’agit pas ici de mettre en cause l’OFB en tant qu’institution, ni le travail de ses agents de terrain. Mais le profil choisi pour incarner cette mission envoie un signal clair : celui d’une biodiversité de plus en plus pensée à travers un prisme idéologique, au risque d’éloigner encore davantage les acteurs ruraux.
Pour le monde de la chasse et de la pêche, cette nomination renforce un sentiment déjà largement partagé : celui d’être moins considérés comme des partenaires de la gestion des territoires que comme des pratiques à « mobiliser », comprendre à corriger.












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