Un trame bloqué par une campagnie de sangliers
Visiblement les polonais ont les mêmes problèmes que nous avec les sangliers. Dans cette vidéo tournée à Olsztyn en Pologne,
Lire la suiteAprès les images spectaculaires filmées de jour l’an dernier, une nouvelle vidéo, cette fois tournée de nuit par un automobiliste, montre à nouveau une harde géante de cervidés en lisière de la forêt de Chaux, dans le Jura. Près de 300 animaux réunis en un seul groupe, un phénomène rare, mais loin d’être anodin pour la gestion de la faune et de la chasse.
Ce n’est pas la première fois que la forêt de Chaux offre ce type d’image. En janvier 2025, des riverains avaient déjà filmé une harde d’environ 300 biches et cerfs sortant de la forêt à Étrepigney. La séquence avait frappé par sa durée, près de trois minutes, et par le flot continu d’animaux, par dizaines puis par centaines. La nouvelle vidéo publiée cette semaine montre exactement le même phénomène, mais dans une ambiance nocturne encore plus impressionnante, avec les silhouettes des cervidés traversant la route en masse sous les phares.
Selon la fédération des chasseurs du Jura, la forêt de Chaux, plus grand massif feuillu de France après Orléans, est historiquement une zone très fréquentée par les cervidés. Certaines parties étaient autrefois des réserves de l’ONF, devenues ensuite des zones de chasse, ce qui a favorisé la stabilité des populations.
Les biches ont tendance à mettre bas là où elles sont nées, ce qui crée des noyaux très denses d’animaux au fil des générations. À cela s’ajoute un facteur clé en hiver, la nourriture. La forêt de Chaux est un milieu pauvre pour les cervidés. Ils sortent donc en plaine pour brouter les cultures de colza et de blé d’hiver, ce qui les amène à se regrouper dans les mêmes secteurs ouverts.
Sur l’ensemble du massif de Chaux, les spécialistes estiment entre 500 et 700 le nombre de cervidés présents. Le fait d’en voir plus de 300 au même endroit ne signifie pas une explosion incontrôlée, mais une concentration anormale. Pour les chasseurs et les gestionnaires de la faune, le problème n’est pas le nombre total, mais la répartition. Quand une harde géante se forme sur un secteur précis, cela veut dire que d’autres zones du massif sont également sous pression, avec des dégâts forestiers et agricoles qui peuvent s’aggraver.
Contrairement aux fantasmes, ces animaux ne sont pas tous destinés à être prélevés. Le secteur d’Étrepigney, par exemple, ne compte qu’une vingtaine de prélèvements autorisés sur la saison. Les regroupements hivernaux sont aussi une stratégie naturelle de protection. Les cervidés se rassemblent pour mieux détecter les prédateurs, qu’il s’agisse du loup, désormais présent dans la région, ou de toute autre pression.
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