À la veille de la fermeture du sanglier, prévue ce 31 mars dans les départements concernés, les premiers bilans de la saison 2025-2026 viennent confirmer une tendance de fond : la sécurité à la chasse continue de progresser en France, malgré les polémiques récurrentes. Selon les données issues de l’Office français de la biodiversité (OFB), 54 accidents ont été recensés cette saison, dont 4 mortels. Un chiffre historiquement bas et en chute par rapport à la saison précédente, marquée par 11 décès et une centaine d’accidents.
Un net recul après une saison 2024-2025 atypique
La comparaison est sans appel. Après une saison 2024-2025 particulièrement marquante, avec un niveau de mortalité qui n’avait plus été atteint depuis plusieurs années, l’année cynégétique 2025-2026 revient dans des standards nettement plus bas et constitue même un record historique aves « seulement » 4 morts, dont 3 auto accidents. Ce recul confirme ce que beaucoup d’acteurs du terrain pressentaient : la saison passée (2024-2025) apparaît aujourd’hui comme une anomalie statistique, davantage liée à une succession de circonstances défavorables qu’à une dégradation structurelle de la sécurité. Les chiffres de l’OFB sur le long terme vont d’ailleurs dans ce sens. En vingt ans, le nombre d’accidents de chasse a chuté de 54 %, traduisant une évolution profonde des pratiques et des comportements.
Formation, règles et responsabilisation : des effets concrets
Cette amélioration n’a rien d’un hasard. Elle est le fruit d’un travail de fond mené depuis des années :
- optimisation des formations sécurité lors du permis de chasser
- rappels systématiques des règles en battue
- port accru des équipements visibles et matérialisation des angles de tirs
- Recyclage permanent des chasseurs en matière de sécurité par formation décennale
- multiplication des contrôles sur le terrain
Les opérations menées par l’OFB cette saison confirment d’ailleurs que la très grande majorité des chasseurs respecte les règles, avec peu d’infractions constatées au regard du nombre de pratiquants contrôlés.
Une réalité loin des caricatures
Ces résultats viennent bousculer certains discours souvent caricaturaux sur la dangerosité de la chasse. Sans nier la gravité de chaque accident et les drames humains qui en découlent, ils rappellent une réalité plus nuancée : la chasse est aujourd’hui bien moins accidentogène qu’elle ne l’était il y a vingt ans. Dans un contexte où la pression médiatique reste forte, ces données offrent un éclairage utile. Elles témoignent d’une évolution réelle du monde cynégétique, où la sécurité n’est plus une option, mais une priorité partagée sur le terrain.











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