Braconnage nocturne : ils abattent cerfs, sangliers… et même un veau !

Braconnage nocturne

Deux hommes d’une soixantaine d’années ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Caen pour des faits de braconnage nocturne en réunion. Entre janvier 2024 et mai 2025, ils ont abattu illégalement une quinzaine d’animaux dans le secteur du Tronquay, près de Bayeux : sangliers, cerfs, biches… et même un veau ! Des faits graves, jugés en leur absence pour raisons de santé, mais qui ont conduit à des peines de 12 et 18 mois de prison avec sursis, assorties d’une interdiction de détenir une arme et de solliciter le permis de chasser pendant cinq ans.

Ni chasseurs, ni régulation : du braconnage pur et simple

Que l’on soit clair : ces individus ne sont pas des chasseurs. Ils n’étaient pas titulaires du permis de chasser et intervenaient de nuit, en totale infraction avec la réglementation. Nous sommes ici face à du braconnage caractérisé, loin de toute pratique cynégétique légale et encadrée. Le fait d’abattre des animaux dans ces conditions, et jusqu’à un veau, en dit long sur la nature de ces agissements. Rien à voir avec la chasse, mais bien avec une dérive individuelle et irresponsable.

L’argument des dégâts agricoles ne tient pas

À la barre, leur avocate a tenté d’expliquer les faits par les dégâts causés par les cervidés dans les cultures de maïs de l’un des prévenus, agriculteur. Un argument balayé sans détour par la fédération départementale des chasseurs du Calvados (FDC 14), qui s’est constituée partie civile. Comme l’a rappelé à l’audience Pascal Collin, chef de la police de la chasse au sein de la FDC 14, des solutions existent : accompagnement des agriculteurs, dispositifs de protection, régulation encadrée… à condition de s’inscrire dans le cadre légal. Prendre une arme et tirer de nuit n’en fait évidemment pas partie.

Une pratique unanimement condamnée par les chasseurs

Ce type d’affaire nuit directement à l’image de la chasse, et c’est précisément pour cette raison que la fédération a souhaité se porter partie civile. Le message est clair : les chasseurs ne cautionnent en aucun cas ces comportements. La chasse en France est une activité strictement réglementée, encadrée par des périodes, des plans de chasse et des règles de sécurité précises. Elle repose aussi sur un principe fondamental : le respect du gibier, des territoires et des lois. À l’inverse, le braconnage en est la négation totale.

Une frontière nette entre chasse et délinquance

Cette affaire rappelle une évidence trop souvent ignorée dans le débat public : il existe une frontière nette entre chasse et braconnage. D’un côté, des chasseurs formés, encadrés, responsables. De l’autre, des individus qui agissent hors cadre, sans règles et sans légitimité. Les amalgames n’ont pas leur place. Et s’il fallait encore le rappeler : ceux qui tirent de nuit, sans permis, en dehors de toute règle, ne sont pas des chasseurs. Ce sont des braconniers et nous ne les portons pas dans notre cœur.

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