Les zones humides de chasse au cœur de la biodiversité
Dans le département de l’Oise, les chasseurs se mobilisent pour mieux connaître et préserver les espèces vivant dans les zones humides. Dans le cadre du projet OIZH’EAU, un programme exemplaire de Cyn’Actions Biodiv’, la Fédération des Chasseurs de l’Oise a lancé un inventaire des amphibiens sur les mares de huttes de chasse situées dans la moyenne vallée de l’Oise.
Un partenariat entre chasseurs et scientifiques
Cette étude a été menée conjointement avec le Conservatoire d’Espaces Naturels de Picardie, partenaire scientifique du projet. Des dispositifs de capture temporaire, dits « pièges à amphibiens », ont été installés sur plusieurs mares afin de recenser les espèces présentes.
L’objectif : valoriser la gestion écologique menée par les chasseurs sur ces zones humides et démontrer leur rôle dans la préservation de la faune locale.
Des résultats révélateurs
Les relevés ont mis en évidence la présence d’espèces rares et protégées, dont le Triton crêté (Triturus cristatus), considéré comme un indicateur majeur de la qualité des milieux aquatiques.
La découverte de mâles et femelles dans ces mares atteste d’une reproduction effective de l’espèce, signe que les mares gérées par les chasseurs constituent des habitats favorables à son cycle de vie.
Une cohabitation réussie entre chasse et conservation
Cette étude apporte la preuve que la chasse et la protection de la nature ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, la présence d’espèces sensibles dans des sites cynégétiques témoigne du rôle positif des chasseurs dans la gestion des milieux naturels.
L’entretien régulier des huttes et des mares (curage maîtrisé, maintien du niveau d’eau, contrôle de la végétation) favorise la diversité biologique tout en préservant la pratique de la chasse au gibier d’eau.
Des zones humides exemplaires
Les mares de huttes de chasse jouent un rôle écologique essentiel : elles constituent des réservoirs de biodiversité et des refuges pour la reproduction de nombreuses espèces d’amphibiens, insectes et oiseaux.
Grâce à la gestion raisonnée des chasseurs, ces milieux conservent leur fonction écologique tout en demeurant des lieux de tradition et de transmission.
La chasse, partenaire scientifique du vivant
En participant à des suivis naturalistes et à des projets de recherche, les chasseurs de l’Oise démontrent leur capacité à collaborer avec le monde scientifique. Le projet OIZH’EAU s’inscrit dans cette dynamique de coopération, où les savoirs de terrain rencontrent les outils de la science pour une meilleure connaissance de la faune et des milieux aquatiques.
Une contribution reconnue
L’initiative menée dans la vallée de l’Oise illustre pleinement l’esprit de Cyn’Actions Biodiv’ : prouver que la chasse peut être un acteur de la conservation, en s’appuyant sur l’observation, la gestion raisonnée et la transmission.
En alliant passion cynégétique et engagement environnemental, les chasseurs de l’Oise montrent qu’ils sont avant tout des gardiens du vivant, attentifs à l’équilibre des écosystèmes qu’ils fréquentent et entretiennent.











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