Nord : quand les chasseurs capturent des lapins pour les réimplanter ailleurs

Dans le Nord, les agents de la fédération départementale des chasseurs mènent actuellement des opérations de capture de lapins de garenne, avec l’appui de chasseurs locaux. Un travail de terrain essentiel face à une population qui si elle se raréfie dans de nombreux territoires pose de sérieux problèmes là ou elle prolifère et qui illustre une fois encore le rôle concret des chasseurs dans la gestion des espèces.

Intervenir là où la chasse est impossible

Ces opérations se déroulent principalement dans des zones où la chasse ne peut pas être pratiquée : abords de routes, infrastructures de transport ou encore zones industrielles. Dans ces secteurs, les populations de lapins peuvent rapidement devenir problématiques, notamment pour les cultures ou les installations humaines. Pour y remédier, les équipes interviennent à l’aide de filets, de bourses et de furets, une méthode traditionnelle particulièrement efficace pour capturer les animaux et pouvoir les réimplanter ailleurs.

Des chasseurs locaux au cœur du dispositif

Sur le terrain, les chasseurs locaux participent activement à ces opérations aux côtés des agents de la fédération. Leur connaissance précise des milieux est un atout précieux pour mener à bien ces captures. Une implication qui rappelle que la gestion de la faune repose avant tout sur un travail collectif, souvent bénévole, au service des territoires.

Rééquilibrer les populations

Les lapins capturés sont relâchés dans des secteurs où l’espèce est plus rare, sur des territoires aménagés et adaptés à leur accueil. Dans le Nord, seules 56 communes permettent aujourd’hui ces opérations de relâcher, preuve que la gestion de l’espèce reste très encadrée. Car la réalité est contrastée : le lapin de garenne peut être localement en difficulté, tout en étant classé espèce susceptible d’occasionner des dégâts dans d’autres zones où il prolifère.

Une gestion au cas par cas

Tout l’enjeu repose donc sur une approche locale, concertée entre chasseurs, agriculteurs et riverains. Lorsque les conditions sont réunies, certaines communes peuvent même faire évoluer le statut du lapin, en passant d’espèce classée ESOD à gibier. Un travail de fond mené par la fédération, qui accompagne ces démarches en lien avec les acteurs du monde agricole.

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