En Haute-Garonne, la Fédération départementale des chasseurs (FDC 31), en lien avec la Fédération régionale des chasseurs d’Occitanie, poursuit un travail discret mais essentiel en faveur des habitats de la faune sauvage. À travers le programme « Trame verte et bleue », des haies sont replantées, des jachères maintenues et des mares restaurées afin de favoriser la biodiversité des territoires ruraux. Ce programme, déployé dans plusieurs secteurs du département, illustre l’engagement concret du monde de la chasse dans la gestion et l’amélioration des milieux naturels.
Haies, jachères et habitats pour la petite faune
Le volet « trame verte » consiste notamment à recréer des corridors écologiques favorables à la faune. Entre Villemur-sur-Tarn et Laréole, mais aussi entre Revel et Cintegabelle ou encore entre Sainte-Foy-de-Peyrolières et Francon, les chasseurs travaillent avec les agriculteurs volontaires pour maintenir des jachères et replanter des haies. Ces aménagements jouent un rôle essentiel pour de nombreuses espèces. « C’est un habitat, un refuge pour la petite faune de plaine, pour la perdrix par exemple. On va travailler pour le faisan aussi », explique Romain Da Costa, technicien environnement à la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Garonne.
Les haies et les couverts végétaux servent également d’abri aux lièvres, aux passereaux ou encore aux insectes pollinisateurs. Ce travail de terrain, mené en partenariat avec les exploitants agricoles, demande un important effort de sensibilisation et d’accompagnement. Les résultats sont déjà visibles : en 2025, près de 700 hectares ont été aménagés ou contractualisés avec la fédération et les chasseurs locaux. Un travail de longue haleine que la fédération souhaite poursuivre dans les années à venir.
Des cultures intermédiaires bénéfiques pour les sols
Dans le cadre du programme 2026-2028, la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Garonne espère poursuivre ces actions grâce au soutien financier de plusieurs partenaires institutionnels, notamment l’Union européenne, la Région Occitanie et l’Agence de l’eau. Ces financements permettent notamment d’accompagner les agriculteurs dans la mise en place de couverts d’interculture, ces cultures temporaires qui piègent l’azote, améliorent la qualité des sols et offrent un couvert favorable à la faune.
147 mares restaurées en quinze ans
Le projet comporte également un volet « trame bleue », consacré à la restauration des mares, ces petites zones humides peu profondes qui jouent un rôle écologique majeur. La Fédération départementale des chasseurs de Haute-Garonne recense, cartographie et restaure ces points d’eau avec l’accord des propriétaires, qui s’engagent ensuite à en assurer l’entretien. Les travaux sont réalisés sans frais pour ces derniers. Au total, 147 mares ont déjà été restaurées dans le département au cours des quinze dernières années.
À Poucharramet, près de Muret, la mare communale a ainsi été récemment curée et dégagée par les équipes de la fédération. Contrairement à certaines idées reçues, ces milieux n’attirent pas particulièrement les moustiques. Au contraire, ils favorisent la présence d’espèces qui s’en nourrissent, comme les amphibiens ou les chauves-souris. Alors que près de la moitié des mares auraient disparu depuis les années 1950, la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Garonne espère en restaurer une cinquantaine supplémentaire d’ici 2028.












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