La disparition brutale d’Adrien Dovetta, 28 ans, président des Jeunes chasseurs du Var, laisse un vide immense dans le monde de la chasse. Très affecté, Laurent Faudon, président de la Fédération des chasseurs du Var, a tenu à livrer un témoignage personnel, sincère et profondément humain.
« Depuis l’annonce de sa disparition, je reçois énormément de messages. Les médias m’appellent, on me demande de réagir. Et à chaque fois, je dis la même chose : Adrien, c’était un peu comme mon petit. Je l’avais pris avec moi. On avançait ensemble.
Cela faisait au moins dix ans que je le connaissais. Il devait avoir 18 ans quand on s’est vraiment rapprochés. Je le connaissais déjà par le milieu des boules, puis naturellement, on s’est retrouvés à la chasse, à travailler ensemble. Son père est chasseur, il chasse à Cotignac, en battue. Adrien chassait avec lui, sur ce territoire. Chaque année, il essayait même d’organiser une battue pour la fédération, toujours avec cette envie de bien faire, de rassembler.
Quand on l’a intégré au conseil, autour de 2018 ou 2019, on a très vite compris qui il était. Puis, quand j’ai pris la présidence par intérim en 2021, il était déjà pleinement investi. Et quand Marc Messel m’a dit : “Laurent, il faut créer une association de jeunes chasseurs”, Adrien était une évidence. On avait tiré le bon cheval. Il a pris la présidence de l’association en 2020.
Adrien, c’était un garçon qui aimait profondément la vie. Toujours le sourire. Il était à l’écoute de tout le monde. Et surtout, il avait une qualité devenue rare : une fidélité exceptionnelle. Il ne trichait pas. Jamais. Quand il lançait un projet, il allait au bout. Toujours. Il était aussi sapeur-pompier. Il devait passer son concours d’officier au mois d’avril. Donner de soi, aider les autres, cela faisait partie de lui. Ce n’était pas un rôle, c’était naturel.
Il défendait nos valeurs, nos traditions, avec conviction. La chasse, bien sûr, mais plus largement le monde rural. Il croyait profondément à l’avenir. Il était toujours positif. Jamais dans le négatif. Il me disait souvent : “Lou, tu verras, la courbe des chasseurs va remonter. On va y arriver.” Il y croyait sincèrement. On avait un gros projet ensemble et j’espère qu’il verra le jour.
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement moi qui ai perdu quelqu’un. C’est la chasse qui a perdu un grand bonhomme. Un garçon droit, sincère, passionné. Et mes premières pensées vont évidemment à sa famille. Pour eux, c’est encore plus dur. »
Le mot de Willy Schraen
« J’avais une grande amitié pour ce garçon attachant, plein d’idées nouvelles et d’envies pour la chasse, mais aussi qui incarnait pour moi l’avenir de la chasse française. Un modèle de gentillesse et d’écoute et humainement une rencontre formidable.«












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