Face aux dégâts agricoles récurrents, la Fédération départementale des chasseurs du Nord reconduit au printemps 2026 le dispositif de tir d’affût du sanglier à proximité des cultures. Déjà expérimentée l’an dernier, cette mesure vise à protéger les semis de printemps, particulièrement vulnérables entre avril et mai.
Une régulation ciblée au moment le plus sensible
Entre le 1er avril et le 31 mai, les chasseurs pourront intervenir à l’affût sur et à proximité immédiate des semis, dans un cadre strictement règlementé. L’objectif est clair : éviter l’installation des sangliers dans les zones de grandes cultures au moment où les dégâts peuvent être les plus importants. En 2025, ce dispositif avait permis le prélèvement de 107 sangliers dans le département du Nord, confirmant son utilité sur le terrain.
Un cadre réglementaire précis
Cette régulation ne s’improvise pas. Pour pouvoir intervenir, plusieurs conditions doivent être respectées :
- obtenir l’accord du propriétaire ou de l’exploitant des parcelles
- effectuer une demande préalable auprès des services de l’État
- intervenir uniquement dans les zones concernées par les semis
Un bilan est également obligatoire à l’issue de la période, y compris en l’absence de prélèvement. À défaut, les demandes suivantes pourraient être refusées.
Une réponse concrète aux dégâts agricoles
Ce type de dispositif illustre une réalité bien connue sur le terrain : la gestion du sanglier passe aussi par des interventions ciblées, en dehors des périodes classiques de chasse. En permettant d’agir au moment critique des semis, ce tir d’affût constitue un outil complémentaire pour limiter les dégâts agricoles, tout en maintenant une régulation cohérente des populations.












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