Tir de nuit au sanglier : notre testeur terrain Julien Gingembre interrogé par TF1

Interrogé ce jour par TF1, Julien Gingembre, notre testeur terrain a mis des mots simples sur une réalité bien connue dans l’Est de la France : les dégâts causés par le sanglier explosent, et les outils pour y faire face doivent évoluer. La décision de la préfecture autorisant l’usage de la lunette thermique pour le tir de nuit au sanglier en Moselle, mais aussi dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, marque une étape importante. Non pas une dérive, mais une réponse pragmatique à une situation devenue critique sur le terrain.

Comme Julien l’explique dans le reportage, « donner tous les outils aux chasseurs pour défendre les cultures, c’est quand même un plus ». Dans ces départements soumis au droit local, le tir de nuit existait déjà. L’autorisation de la lunette thermique vient simplement rendre cette pratique plus efficace, plus ciblée et potentiellement plus sécurisée, dans un cadre strict : autorisation individuelle, tir depuis un mirador, distance limitée et règles renforcées. Par ailleurs, au départ, la chasse est avant tout une passion et non un métier pour ceux qui comme en Allemagne sortent la nuit pour tirer des sangliers qui abiment les cultures. Ce type de législation peut donc dans un certain sens transformer en un acte qui se rapproche plus d’un métier que d’une passion.

Pour les chasseurs confrontés quotidiennement aux dégâts, cette évolution n’a rien d’idéologique. Elle répond à une logique de régulation, alors que les chiffres parlent d’eux-mêmes : hausse continue des populations de sangliers, augmentation annuelle des dégâts agricoles et pression financière croissante sur les sociétés de chasse qui indemnisent ces pertes.

La séquence tournée par TF1 illustre aussi le décalage entre le terrain et certaines perceptions. Là où les promeneurs expriment leurs craintes ou leur incompréhension, les acteurs locaux rappellent une réalité chiffrée et observable : champs retournés, prairies labourées, cultures détruites en quelques nuits. Dans ce contexte, refuser tout outil supplémentaire reviendrait à nier la situation vécue par les agriculteurs et les chasseurs de ces territoires.

Cette autorisation ne règle pas tout. Elle n’augmente pas le nombre de chasseurs, ne supprime pas les contraintes éthiques et ne dispense pas de contrôles stricts. Mais pour des profils comme Julien, confrontés directement aux dégâts dans leur département, elle constitue une avancée mesurée, encadrée et surtout attendue.

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Rédacteur en chef, SoChasse

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