À Montfort-le-Gesnois, la population de sangliers explose : une dizaine d’accidents de la route en deux semaines et des dégâts en série. Face à la colère des habitants, le maire a demandé l’intervention des chasseurs pour des opérations de régulation. Malgré l’urgence, certains opposants à la chasse ne veulent rien entendre.
Dix accidents en deux semaines, des sangliers partout
Le nord-est du Mans n’en peut plus : à Montfort-le-Gesnois, sangliers et riverains se croisent chaque soir sur les routes. Dix accidents matériels en deux semaines, parfois avec des dizaines d’animaux surgissant au milieu du trafic : le quotidien est devenu un cauchemar pour les habitants. Virginie, installée là depuis 30 ans, n’avait jamais vu pareille invasion : « Un soir, j’en ai vu une vingtaine traverser, c’est devenu beaucoup trop dangereux. » Maël, lui, n’a pas eu cette chance : « J’en ai tapé un récemment, j’ai cassé ma voiture. Il va falloir réguler sérieusement. »
Le maire prend ses responsabilités, les chasseurs appelés en renfort
Devant l’urgence, le maire Anthony Trifaut n’a pas tergiversé : « Nous n’avons pas le choix, il y a des populations de sangliers en surnombre qui créent des dégâts importants. Lorsque je vois que les accidents matériels augmentent, cela me gêne beaucoup et c’est pour cette raison que j’ai demandé à ce qu’il y ait des chasses plus régulières. » En clair : ce sont bien les autorités communales qui sollicitent les chasseurs locaux, regroupés dans l’Amicale de Montfort-le-Gesnois, pour organiser des opérations de régulation, notamment près de la gare où la situation est critique.
Anti-chasse : la polémique de trop
Malgré la gravité de la situation, certains anti-chasse irréductibles ont préféré écrire au maire pour dénoncer… la présence même des chasseurs : « qui tuent des animaux par plaisir. » Une accusation grotesque, alors même que les chasseurs, ici, n’ont rien demandé et interviennent à la demande expresse de la commune, pour garantir la sécurité publique. Les riverains, eux, savent qui appeler quand leur sécurité et leurs biens sont menacés.
D’autres solutions à l’étude, mais l’urgence prime
Le maire n’exclut pas d’autres moyens de régulation sur le long terme, notamment le piégeage, mais l’efficacité immédiate passe par la chasse. « Il faut agir maintenant. La sécurité des habitants n’a pas de prix« , tranche Anthony Trifaut.












Laisser un commentaire