Ajaccio : sabotage d’une cage à sangliers, la sécurité des habitants en péril

Cage piège à sanglier sabotée

Dans les quartiers résidentiels d’Ajaccio, la prolifération des sangliers n’est plus un phénomène anecdotique : c’est désormais un véritable défi de sécurité publique. Dernier épisode en date : une cage de reprise, installée résidence des Îles par les lieutenants de louveterie, a été sabotée. La porte a disparu, rendant le dispositif totalement inopérant.

Quand la démagogie animaliste menace la sécurité

Officiellement, seuls les lieutenants de louveterie, tous bénévoles et missionnés par arrêté préfectoral, sont habilités à intervenir dans ces zones périurbaines où la chasse est interdite. À Ajaccio, ces fonctionnaires bénévoles sont régulièrement sollicités : en 2025, pas moins de 151 sangliers ont dû être abattus rien que dans la cité impériale, après une recrudescence spectaculaire des nuisances et des signalements de riverains. La population de sangliers, elle, continue de croître, trouvant refuge et nourriture jusque dans les quartiers pavillonnaires, où certains habitants persistent à les nourrir, pratique pourtant strictement interdite et passible d’une amende de 750 €.

Le sabotage, une mise en danger délibérée

Saboter un dispositif de capture, c’est prendre le risque de laisser des animaux parfois dangereux (un homme avait été grièvement blessé en 2024 sur les hauteurs d’Ajaccio) errer librement à proximité des habitations. C’est aussi entraver une action menée dans l’intérêt général : la réglementation est claire, l’entrave à la chasse est un délit, sanctionné par une amende de 1 500 €, voire plus en cas de récidive ou de conséquences graves.

Quand l’idéologie nuit au pragmatisme du terrain

Il est temps de rappeler que ces actes de sabotage, probablement perpétrés par des “amoureux des animaux” plus soucieux de posture que de réalité, mettent en danger la population, compromettent la sécurité du quartier, et discréditent le travail de terrain des équipes cynégétiques et des autorités. La Ville d’Ajaccio a d’ailleurs fermement condamné ces agissements irresponsables, appelant à la raison et au respect des règles. Protéger la faune, oui ; mais jamais au prix de la sécurité des habitants. En Corse comme partout en France, il est urgent de retrouver le sens des priorités : la gestion du sanglier n’est pas une option, c’est une nécessité vitale pour la tranquillité publique et la ruralité.

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