L’opération était prévue ce jeudi à Sancoins, dans le Cher : 220 sangliers d’un élevage touché par la maladie d’Aujeszky devaient être abattus et les enclos désinfectés, afin d’enrayer la propagation de ce virus qui frappe de plus en plus de départements français.
Un foyer détecté, une réponse radicale
En décembre 2025, la maladie d’Aujeszky a été identifiée dans deux élevages de sangliers appartenant à la même famille, à Lurcy-Lévis dans l’Allier et à Sancoins dans le Cher. Pour endiguer la progression de ce virus redouté par tous les éleveurs et chasseurs, la préfecture a ordonné le « dépeuplement » complet de l’élevage du Cher : au total, 220 sangliers ont été abattus et les installations intégralement désinfectées.
Sécurité maximale autour de l’opération
L’intervention s’est déroulée ce jeudi 8 janvier au lieu-dit de la Chaume. La préfecture avait pris toutes les mesures pour garantir la sécurité et la discrétion du dispositif :
- La circulation a été interdite à partir de 7h sur la RD 2076, entre les intersections avec la RD 221 (Vereaux) et la RD 43 (entrée de Sancoins), avec déviations mises en place.
- De 6h à 20h, tout transport et survol « d’aéronefs circulant sans personne à bord dans un périmètre matérialisé par un cercle d’un rayon de 2 kilomètres situé sur le territoire de la commune de Sancoins » était interdit, « par précaution », indique la préfecture.
- Le groupement de gendarmerie départemental a été « autorisé à mettre en œuvre le dispositif de brouillage destiné à rendre inopérant un aéronef circulant sans personne à bord » sur le même créneau horaire.
Une menace qui s’étend à de nombreux territoires
Depuis le 23 décembre, la préfecture a également limité les mouvements de porcs et de sangliers dans le département. La maladie d’Aujeszky inquiète de plus en plus, car elle a déjà été détectée cette saison dans plusieurs départements : Allier, Alpes-Maritimes, Cantal, Cher, Côte-d’Or, Creuse, Dordogne et Haute-Loire.
Un enjeu sanitaire et économique majeur
L’abattage massif et la désinfection totale de l’élevage sont les seules réponses efficaces pour tenter de contenir la maladie. Pour rappel, la maladie d’Aujeszky, très contagieuse, ne touche pas l’homme mais provoque des pertes importantes chez les suidés : elle représente une menace tant pour la filière agricole que pour la faune sauvage. De plus elle est extrêmement dangereuse pour les chiens de chasse, entraînant en cas de contamination une mort particulièrement horrible et douloureuse. Dans le contexte actuel, la vigilance reste de mise partout en France.











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