La forêt landaise est sous tension : la FDC40 affiche son soutien aux sylviculteurs touchés par l’apparition du nématode du pin à Seignosse. Une crise sanitaire inédite, qui mobilise toute la ruralité.
La forêt landaise frappée au cœur
Après la tempête agricole, la filière forêt-bois landaise affronte une nouvelle menace. Pour la première fois en France, le nématode du pin (Bursaphelenchus xylophilus) a été détecté à Seignosse, dans les Landes. Cet organisme microscopique, redouté depuis des années en Europe, provoque le dépérissement fulgurant des pins maritimes et menace la pérennité de tout un territoire. Dès la confirmation du foyer, les premiers abattages préventifs ont débuté, sous le contrôle des services sanitaires et forestiers. L’objectif : tenter d’endiguer le parasite avant qu’il ne se propage dans toute la grande forêt des Landes de Gascogne.
Une communauté de destin : la chasse et la forêt unies
La Fédération départementale des chasseurs des Landes (FDC40) l’a clairement rappelé dans son communiqué du 16 janvier : la forêt, ce n’est pas qu’un décor : c’est l’habitat vivant d’une biodiversité exceptionnelle et le terrain de vie des chasseurs comme des sylviculteurs. « Le monde de la chasse et celui de la forêt sont intrinsèquement liés. Une forêt en bonne santé est la condition sine qua non d’un réservoir de biodiversité riche et équilibré pour tous les Landais », souligne la direction de la FDC40.
Sur le terrain : le suivi nocturne de la grande faune
Au-delà des mots, les chasseurs landais agissent concrètement : les opérations annuelles de suivi nocturne du cerf et du chevreuil débutent ces prochains jours dans les massifs forestiers. Ce travail scientifique, mené main dans la main avec les gestionnaires de la forêt, permet d’évaluer l’état des populations de grand gibier et de veiller à l’équilibre sylvo-cynégétique. Un engagement d’autant plus vital face à la fragilité nouvelle de la forêt, désormais menacée par le nématode.
Un enjeu vital pour toute la ruralité
Le nématode du pin est classé organisme de quarantaine prioritaire à l’échelle européenne. Il se transmet par l’intermédiaire d’insectes (notamment les coléoptères Monochamus) et impose, dès sa détection, des mesures sanitaires strictes : abattages ciblés, restrictions sur la circulation des bois et suspension de certains travaux forestiers. Les autorités cherchent à éradiquer ce premier foyer avant que le parasite ne s’enracine et ne ravage des milliers d’hectares. Pas de danger pour l’homme ou les animaux domestiques : le nématode cible exclusivement les pins. Mais pour les sylviculteurs, chasseurs, promeneurs et tous les amoureux de la forêt landaise, la menace est bien réelle : c’est tout un écosystème, toute une culture locale et un mode de vie ancestral qui sont en jeu.
Les chasseurs, acteurs quotidiens de la nature
La FDC40 conclut : « Face à ce défi sanitaire, les chasseurs resteront aux côtés des propriétaires et gestionnaires forestiers. Préserver nos modes de vie passe par la protection de notre outil de travail commun : la forêt landaise. » Une solidarité rurale qui, une fois encore, s’exprime par des actes et une vigilance de chaque instant sur le terrain.











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