Haute-Savoie : un nouveau cas de braconnage met en émoi les chasseurs

Braconnage cerf

La découverte, aux abords de Chevenoz, d’un cerf démembré et privé de ses bois met une nouvelle fois en lumière la réalité du braconnage en Haute-Savoie. Les chasseurs, par la voix de leur fédération départementale, dénoncent avec force ces pratiques, rappelant leur engagement à protéger la faune et à faire respecter la loi.

Un spectacle d’horreur en forêt de Chevenoz

Le 12 janvier dernier, le corps mutilé d’un cerf a été retrouvé par un randonneur sur un sentier forestier de Chevenoz, en Haute-Savoie. Le corps de l’animal a été violemment découpé, délesté de ses bois et de ses pattes arrières, la partie ‘gigot’, une venaison très convoitée, selon les déclarations du témoin publiées par nos confrères de France 3. Prévenue, l’Office français de la biodiversité (OFB) a rapidement dépêché ses agents, accompagnés des écogardes de la Fédération départementale des chasseurs (FDC 74), désormais chargés de l’enquête.

Des cas rares mais profondément marquants

Le président de la FDC de Haute-Savoie, André Mugnier, déplore cette nouvelle atteinte à la faune sauvage. “C’est un cas violent, mais malheureusement comme tous les autres cas de braconnage. C’est dommage, c’est un vrai manque de respect de l’animal.” Si ces actes demeurent difficiles à quantifier, faute de données fiables, le phénomène n’en inquiète pas moins les acteurs de terrain. “Les braconniers sont plus ou moins actifs selon les périodes, les saisons. Mais c’est très difficile de quantifier cette pratique”, confie André Mugnier.

Le département, vaste et souvent accidenté, complique encore la tâche des enquêteurs : “Le département est très vaste avec des bois, des endroits accidentés… On n’est pas dans la plaine, certains faits sont connus, d’autres peuvent ne jamais être découverts”, observe-t-il.

Une pratique qui n’épargne aucune espèce

La Fédération de chasse rappelle que le braconnage touche toutes les espèces animales présentes en Haute-Savoie. “Ça peut être des cervidés : les chevreuils, les cerfs… Ce sont les plus impressionnants. Mais aucun animal n’est réellement épargné”, insiste André Mugnier. Récupération des bois, découpe pour la venaison ou trophées : les modes opératoires varient, mais la violence reste la même.

Des sanctions lourdes pour les braconniers

Ce cas de braconnage remet en avant la sévérité des sanctions prévues par la loi. Depuis 2005, le délit de grand braconnage, instauré par la loi Développement des Territoires Ruraux, prévoit des peines allant jusqu’à quatre ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende.

Pour André Mugnier, la définition du braconnage est claire : “On peut parler de braconnage dès qu’un animal est tiré par quelqu’un qui n’a pas de permis de chasser, ou par un chasseur hors période de chasse« . En effet, dès que le prélèvement n’est plus encadrée par la réglementation, une peine pour braconnage peut être appliquée.

La mobilisation des chasseurs pour défendre la faune

Face à ces exactions, la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Savoie réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes de braconnage. En collaboration avec l’OFB, les écogardes poursuivent leur mission de contrôle et d’enquête, et nous souhaitons vivement que celle-ci puisse aboutir, pour protéger un patrimoine cynégétique et naturel auquel les chasseurs tiennent profondément.

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