Finale nationale des Rencontres Saint-Hubert 2025 : un sacre français au féminin
La Finale nationale des Rencontres Saint-Hubert 2025 a une nouvelle fois mis à l’honneur l’excellence de la chasse française, du travail du chien de chasse et de la relation chasseur-chien. En décembre dernier, le jury a sacré un duo remarquable dans la catégorie chasseresse trialisante : Marie-Antoinette Hans, associée à son braque d’Auvergne Orion du Paradis des Edelweiss. Un titre de championne de France 2025 qui fait honneur à la race, à la discipline et à l’engagement des chasseurs passionnés.
Un braque d’Auvergne champion de France
Orion n’est pas un chien comme les autres. Âgé de 7 ans, ce braque d’Auvergne incarne parfaitement les qualités recherchées en concours Saint-Hubert : quête méthodique, élégance dans le mouvement, obéissance et complicité avec sa conductrice. Pour Marie-Antoinette Hans, cette race est devenue une évidence. Chez elle, trois générations de braques cohabitent : Figaro, le vétéran, Orion, le champion, et Athos, la relève annoncée. Ce sacre national confirme une fois encore la place du braque d’Auvergne parmi les grandes races françaises de chiens de chasse, capables d’exceller aussi bien sur le terrain que dans les épreuves réglementées.

Les Rencontres Saint-Hubert : bien plus qu’un concours de chasse
La Finale nationale des Rencontres Saint-Hubert ne se limite pas au tir. Pendant vingt minutes, les concurrents sont évalués sur plusieurs critères : sécurité du chasseur, qualité du tir, comportement du chien, efficacité à la chasse, mais surtout harmonie entre l’homme (ou la femme) et l’animal. Dans ce cadre exigeant, le jury observe la capacité du chasseur à évoluer en sécurité, à valoriser son chien et à respecter l’éthique.
« Au début, j’oubliais de tirer » : une progression construite avec patience
Le parcours de Marie-Antoinette Hans n’a rien d’un long fleuve tranquille. Orion, à ses débuts, craignait les coups de feu. Une difficulté fréquente chez les chiens sensibles, qui demande du temps, de la pédagogie et une parfaite connaissance du chien. Grâce à la patience et à un travail progressif, le duo a transformé cette faiblesse en force.
Elle raconte avec sincérité ses premiers concours, absorbée par la beauté des mouvements de son chien au point d’en oublier le tir. Une anecdote révélatrice d’une chasseresse attentive avant tout au travail du chien, pilier fondamental des Rencontres Saint-Hubert.
Une chasseresse venue tardivement à la compétition
Contrairement à de nombreux concurrents issus du monde cynégétique depuis l’enfance, Marie-Antoinette Hans est devenue chasseresse sur le tard, à la cinquantaine. Une entrée progressive dans l’univers de la chasse, marquée par une grande prudence face à l’arme.
Cette méfiance assumée n’est pas un handicap. Elle traduit une conscience aiguë des enjeux de sécurité. « Quand le coup part, on ne peut pas revenir en arrière », rappelle-t-elle. Une parole rare et responsable, en phase avec les valeurs défendues par les Rencontres Saint-Hubert.
Une cartouche devenue symbole d’une victoire nationale
À l’entrée de sa maison, à Leval, dans le Territoire de Belfort, une cartouche vide attire le regard. Inutilisable, mais chargée de sens. Il s’agit de la munition tirée lors de la finale victorieuse des championnats de France de chasse. Un souvenir fort, presque totem, rappelant que cette victoire est avant tout celle d’un parcours, d’une relation homme-chien et d’un engagement constant.
Cap sur le Mondial de la chasse 2026
Ce titre de championne de France ouvre désormais les portes du Mondial de la chasse, prévu en octobre 2026. Marie-Antoinette Hans y représentera la France aux côtés d’Orion. Une perspective impressionnante, face à des concurrents expérimentés et d’anciens champions du monde. La pression est bien présente. La chasseresse reconnaît ne pratiquer les concours que depuis quatre ans et aborde cette échéance avec beaucoup d’humilité. Son objectif n’est pas tant la victoire que l’expérience, l’honneur de porter les couleurs françaises et l’émotion d’entendre La Marseillaise lors d’une compétition internationale de chasse.












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