Quatre mois de chasse n’ont pas suffi à faire retomber la pression : la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Marne (FDC 52)annonce une mesure simple et immédiatement “incitative” : le bracelet sanglier est passé de 30 à 5 euros à compter du 1er février, pour lever tout frein financier et pousser les territoires à maintenir (et amplifier) l’effort de prélèvement.
Un prix “symbolique” pour inciter à la régulation
La décision, diffusée en fin de semaine, est claire : baisser le coût du bracelet afin que personne ne puisse dire, demain, qu’un budget a ralenti la régulation. Le président Thomas Corvasce résume l’esprit de la mesure : “Il ne faut pas de frein financier dans cette affaire.”
La fédération insiste aussi sur un point qui compte, pour les responsables de territoires : ces bracelets à tarif réduit ne sont pas un “nouveau modèle” gravé dans le marbre. Ils ne seront pas reconduits automatiquement lors de la première attribution 2026/2027, et n’impacteront pas le calcul de la contribution territoriale.
12 000 sangliers réalisés… et un objectif assumé : 16 000
Sur une base initiale de 14 500 bracelets, le département affiche déjà 12 000 sangliers prélevés. C’est solide. Mais, selon la fédération, ce n’est pas encore suffisant au regard de la dynamique observée sur la quasi-totalité des territoires : l’objectif avancé est d’atteindre 16 000 prélèvements.
Dit autrement : la courbe a été freinée, pas cassée. Et c’est précisément ce que cette baisse tarifaire cherche à corriger, en donnant un coup d’accélérateur sur la fin de saison.
Deux années “à glands et à faînes” : la fabrique à marcassins
La cause, les chasseurs la connaissent par cœur : deux saisons exceptionnelles de fructification, donc une ressource alimentaire abondante, donc des reproductions qui s’emballent.
La fédération rappelle la mécanique :
- des laies très jeunes (à peine six mois) capables de se reproduire ;
- des adultes qui peuvent atteindre trois portées en deux ans ;
- au final, des marcassins presque toute l’année.
Bref : un effet démultiplicateur, face auquel la régulation par la chasse nécessite de plus ne plus d’efforts.
Prolonger jusqu’à fin mars : la demande est sur la table
Enfin, la Préfecture de la Haute-Marne doit être sollicitée pour envisager, par arrêté, une prolongation de la période de chasse en mars. Dans le droit et dans la pratique, ce type de prolongation existe déjà ailleurs et s’appuie sur des bases réglementaires connues et de nombreux départements face à la prolifération de l’espèce sus scrofa étendent déjà sa chasse jusqu’à fin mars depuis plusieurs années.











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