Disparue en Creuse : une septuagénaire retrouvée morte par des chasseurs de bécasses

Découverte d'un corps par des chasseurs

Le corps d’Odette Chapouteaud, disparue depuis septembre à Royère-de-Vassivière (Creuse), a été retrouvé par des chasseurs en pleine action. Ce nouveau fait divers rappelle le rôle de sentinelle joué par les nemrods sur le terrain.

Une disparition qui laissait tout un village dans l’angoisse

Quatre mois d’attente et d’incertitude pour une famille, un village, une région : depuis le 24 septembre 2025, Odette Chapouteaud n’avait plus donné signe de vie, partie en balade sur la commune du Picq, à Royère-de-Vassivière. Malgré l’organisation de recherches d’ampleur, battues citoyennes, mobilisation de la municipalité, de la gendarmerie et de nombreux bénévoles, aucune trace n’avait permis de lever le mystère. La disparition, vécue comme un drame collectif, a rappelé combien le territoire creusois sait se mobiliser quand l’un des siens s’évapore.

C’est au détour d’une journée de chasse que la vérité refait surface

Il aura fallu attendre la mi-janvier pour que la lumière soit faite : le 18 janvier, ce sont des chasseurs de bécasses qui, alors qu’ils arpentaient les bois, sont tombés sur le corps de la septuagénaire à seulement 900 mètres de son domicile. Découverte macabre, certes, mais surtout fin d’un insoutenable suspense pour les proches, qui pourront enfin faire leur deuil. Les gendarmes, alertés immédiatement, ont ouvert une enquête pour préciser les circonstances du décès.

Les chasseurs, vigies discrètes de nos campagnes

Ce fait divers n’est pas sans rappeler un précédent récent : début janvier, dans l’Eure, un chasseur avait déjà permis de relancer une enquête à l’arrêt en découvrant des restes humains dans un bois qui se sont avérés être ceux de Jean-Luc Bordet, porté disparu depuis fin 2025. Ces épisodes montrent que les nemrods jouent bien souvent le rôle de sentinelles des territoires. Arpentant forêts et campagnes, attentifs à la moindre anomalie, ils découvrent parfois ce que nul autre ne verrait. Leur connaissance fine des lieux, leur œil exercé, font d’eux des témoins discrets mais essentiels, dont la société, même sans toujours le dire, ne saurait se passer.

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