Après la mort accidentelle d’un chat mascotte au château de Villersexel, le propriétaire, Basin-Jules Potet, multiplie les invectives contre les chasseurs dans la presse et a décidé de porter plainte. L’ACCA locale rappelle la réalité de terrain et les limites du contrôle d’une meute lors d’une battue au grand gibier.
Un fait divers monté en épingle par le châtelain
Le décor : le parc du château de Villersexel, une battue au sanglier menée à plusieurs kilomètres de là, et soudain, une poignée de chiens, lancés à la poursuite d’un animal, qui déboulent dans l’enceinte du domaine. Malheureusement, ils s’en prennent à Eliot, le chat roux du château, mascotte du lieu, sous les yeux de son propriétaire. Drame immédiat, émotion sincère, mais, très vite, déferlante d’accusations sur les réseaux sociaux et dans la presse, où le châtelain se déchaîne contre les « chasseurs viandards » et « irresponsables», «laissant divaguer leurs chiens», n’hésitant pas ainsi à jeter l’opprobre sur les acteurs de la régulation de la grande faune locale, ce qui ne surprendra pas outre mesure quand on sait que Monsieur n’autorise aucune chasse sur ses terres.
Le point de vue du terrain : ce que les anti-chasse ne veulent pas entendre
Pourtant, le président de l’ACCA locale a rappelé la réalité dans des termes clairs : la chasse se déroulait à plus de 5 km du château, et les chiens n’ont pas été posés dans le parc comme l’affirme Basin-Jules Potet. La meute, suivant la voie du sanglier, a traversé prairies et bois avant d’arriver sur le domaine. Une fois lancés sur une bête, il est impossible de prévoir où le gibier fuira ni d’anticiper le trajet exact des chiens. Ce sont là les aléas connus de toute traque en milieu ouvert, et nul chasseur ne saurait le contester. L’ACCA de Villersexel a d’ailleurs assumé ses responsabilités et exprimé ses regrets, preuve de sa bonne foi et de son respect du voisinage.
Quand la démagogie d’une certaine bourgeoisie caricature le monde rural
Au lieu d’échanger avec les acteurs locaux et d’envisager des solutions pragmatiques (entretien sérieux des clôtures de ce parc, information mutuelle, dialogue), le propriétaire du château préfère le scandale médiatique, multipliant les termes méprisants à l’encontre des chasseurs, et surtout, veut porter l’affaire devant un tribunal. Ce genre d’attitude, qui attise la division et dénigre tout un pan du monde rural, révèle une méconnaissance totale des réalités cynégétiques. Un peu d’humilité, même pour un châtelain, fût-il sans particule, ne nuirait pas à la compréhension mutuelle.











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