Un chien de chasse est mort après avoir contracté la maladie d’Aujeszky lors d’une chasse en battue organisée le 7 janvier 2026 en forêt de Lardy, dans l’Essonne. Les vétérinaires du secteur alertent les chasseurs sur le retour de ce virus mortel pour le chien.
Le 7 janvier 2026, lors d’une battue organisée en forêt de Lardy, un chien de chasse a été contaminé après un contact direct avec un sanglier blessé. Selon les informations communiquées par la clinique vétérinaire de la Renardière, situé à Breuillet, le chien aurait été exposé lors du contact avec un sanglier atteint, probablement par la salive ou le sang. Un prélèvement réalisé a confirmé la présence du virus responsable de la maladie d’Aujeszky.
Comme nous le rappelons depuis le début de l’année, des sangliers peuvent être porteurs sans présenter de symptômes visibles, ce qui rend le risque difficilement perceptible les chasseurs et leurs chiens. Pour rappel, une fois contaminé, le chien développe les premiers signes cliniques en général entre deux et six jours après l’exposition.
Les vétérinaires décrivent une évolution fulgurante. Les symptômes incluent des démangeaisons intenses et incontrôlables, souvent localisées au niveau de la tête, un changement brutal de comportement, une hypersalivation, ainsi que des troubles neurologiques ou respiratoires. La mort survient en quelques jours, malgré les soins de soutien.
Un virus connu des chasseurs mais toujours présent
Contrairement à d’autres zoonoses, ce virus n’est pas transmissible à l’homme. Il représente en revanche une menace constante pour les Face à ce cas en Essonne, les vétérinaires appellent à la plus grande prudence lors des prochaines battues. Il est fortement déconseillé de laisser un chien mordre ou lécher un sanglier, vivant ou mort. L’ingestion de viande crue de porc ou de sanglier, y compris les abats, constitue également un mode de contamination reconnu. Les professionnels de la santé animale rappellent aussi l’importance de surveiller étroitement le comportement des chiens dans les jours qui suivent une journée de chassse. Toute modification brutale doit conduire à une consultation vétérinaire immédiate, même si aucune solution curative n’existe.











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