Gestion adaptative : un bilan positif pour la première saison du quota Milouin

Fuligule Milouin (

Avec 4 923 fuligules milouins déclarés sur les 5 000 autorisés via Chassadapt, la première saison de gestion adaptative de cette espèce emblématique du gibier d’eau confirme le sérieux des chasseurs et l’efficacité du système.

Une saison placée sous le signe de la gestion adaptative

Depuis la réforme de la chasse de 2019, la gestion adaptative s’impose comme un nouvel outil de référence pour la conservation et la pratique cynégétique. Importé du monde anglo-saxon, ce système permet de fixer des quotas annuels fondés sur l’état réel des populations, évalué scientifiquement. Pour la saison qui vient de s’achever, le quota national du fuligule milouin avait été fixé à 5 000 individus.

Chassadapt : l’outil au cœur du dispositif

Pour suivre précisément ces prélèvements, la Fédération Nationale des Chasseurs a mis en place l’application Chassadapt, obligatoire pour tout prélèvement, notamment de gibier d’eau, soumis à quota. L’outil, unique en Europe, permet aux chasseurs de déclarer instantanément chaque prise, générant un QR code infalsifiable et assurant une traçabilité totale. Les agents de l’OFB disposent quant à eux de l’application miroir, « ChassControl », pour vérifier le respect des quotas sur le terrain.

Quota respecté, modèle validé

Au terme de la saison, 4 923 milouins ont été déclarés, soit 98 % du plafond fixé. Ce résultat, salué par la FNC, démontre le sérieux des sauvaginiers et la pertinence de l’outil. Non seulement le quota n’a pas été dépassé, mais la marge de 77 oiseaux restants montre que la chasse française peut conjuguer préservation des espèces et régulation responsable. Les chiffres, publics et vérifiables, témoignent de la modernité du modèle cynégétique hexagonal.

Un système souple, crédible et exemplaire

La gestion adaptative ne se limite pas au milouin : elle concerne d’autres espèces sensibles, comme la barge à queue noire ou la bécasse, et s’appuie sur des critères multiples: état de conservation, données de terrain, considérations socio-économiques. Son principe fondateur : adapter la pression de chasse à la réalité écologique, sans dogmatisme ni surenchère idéologique. La France rejoint ainsi la dynamique internationale de l’AEWA, qui encourage une coopération transfrontalière pour les espèces migratrices.

Chasseurs responsables, système pérenne

Ce bilan positif constitue un argument de poids face aux critiques : loin des caricatures, la chasse française s’inscrit dans la responsabilité, l’innovation et la transparence. La FNC remercie les chasseurs qui ont respecté scrupuleusement les règles et prouvé, par leur comportement, que la modernité passe aussi par l’engagement collectif et la confiance dans les outils numériques. Reste à souhaiter que la réussite de cette saison serve d’exemple et non de prétexte à une remise en cause arbitraire des quotas pour l’avenir.

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