À Bessan, dans l’Hérault, la commune vient d’annoncer la création d’une maison de la chasse sur le plateau des Mègeries, dans le cadre d’un projet ambitieux de reconquête et de préservation des espaces naturels. Une initiative portée en lien étroit avec les chasseurs locaux, preuve que la ruralité s’écrit encore avec un grand « R » dans certains coins de France.
Reconquête du territoire contre la cabanisation
Depuis plus de dix ans, la commune de Bessan bataille pour préserver ses espaces naturels face à la cabanisation rampante et à la spéculation foncière. Ici, pas question de laisser la place à l’anarchie des constructions sauvages : agriculteurs, viticulteurs, éleveurs et collectivités travaillent main dans la main pour défendre la vocation rurale du plateau des Mègeries.
La maison de la chasse, symbole d’un nouvel ancrage
Dernier acte fort : l’acquisition par la municipalité d’un bien situé près de la piste d’aéromodélisme et d’une exploitation ovine. Objectif affiché : empêcher toute dérive foncière néfaste, et y faire émerger une véritable maison de la chasse, en partenariat avec la société Saint-Hubert Bessanais. Un signal clair envoyé à tous : ici, la ruralité s’organise et se protège, et les chasseurs en sont un des maillons clés.
Un projet qui prend racine… et qui se vit au quotidien
L’histoire ne s’arrête pas là. Dans la foulée de la destruction de l’ancienne usine Ricard, deux platanes emblématiques ont été déplacés pour être replantés devant la future maison de la chasse, sous la houlette de Joël Roux, conseiller municipal et ancien de l’ONF. Un geste fort, comme une manière de lier définitivement l’avenir du site à ses racines, au propre comme au figuré. Au fil des semaines, la maison de la chasse devrait sortir de terre, fruit d’un engagement collectif et d’une vision partagée du monde rural.











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