La Fédération départementale des chasseurs de l’Ardèche (FDC 07) poursuit ses actions en faveur du petit gibier. Cette semaine, 150 lapins de garenne ont été transférés depuis l’Hérault, où certaines populations sont devenues excédentaires, puis réintroduits sur cinq territoires ardéchois spécialement aménagés pour favoriser leur installation. Une opération de gestion cynégétique concrète destinée à restaurer une espèce autrefois omniprésente dans les campagnes françaises.
Des lapins venus de l’Hérault pour relancer l’espèce
Le transfert organisé par la FDC 07 a permis de rapatrier 150 lapins issus de secteurs de l’Hérault où l’espèce connaît au contraire une forte densité. Autour de Montpellier notamment, les populations sont parfois devenues si importantes que les garennes se multiplient jusqu’à menacer certaines infrastructures, notamment les talus de certaines voies ferrées. Ces animaux ont été réintroduits sur cinq territoires ardéchois sélectionnés avec soin. Les secteurs concernés ont fait l’objet d’aménagements spécifiques afin d’offrir aux lapins des conditions favorables à leur installation et à leur reproduction. Les zones retenues seront également non chassées jusqu’à permettre aux noyaux de population de se stabiliser.
Une espèce en fort déclin dans de nombreux territoires
Si certaines régions connaissent aujourd’hui des concentrations importantes, le lapin de garenne a pourtant subi un déclin spectaculaire dans une grande partie de la France depuis plusieurs décennies. Autrefois très abondant, ce petit gibier familier des plaines agricoles a été frappé par plusieurs vagues de maladies virales, à commencer par la myxomatose dans les années 1950 puis par différentes formes de maladie hémorragique virale (VHD). À ces facteurs sanitaires se sont ajoutées les transformations profondes des paysages agricoles ainsi que la pression de certains prédateurs sur des populations déjà fragilisées. Dans de nombreux départements, les populations résiduelles de lapins sont désormais trop faibles pour recoloniser naturellement leur territoire. Sans intervention humaine, la disparition locale de l’espèce devient alors inévitable.
Des territoires préparés avant les lâchers
Avant toute réintroduction, un important travail d’observation a été mené par les gestionnaires cynégétiques et les techniciens de la fédération. Ces études ont permis d’identifier les secteurs encore favorables à l’espèce et ceux où elle avait totalement disparu. Les territoires retenus ont ensuite été préparés : création de garennes protégées, aménagement de zones refuges et limitation temporaire de la chasse afin de favoriser l’installation des animaux. L’objectif est de constituer de véritables noyaux de reproduction capables, à terme, de recoloniser progressivement les secteurs environnants.
Une action concrète portée par les chasseurs
Cette opération illustre le rôle central des chasseurs dans la gestion et la restauration des espèces de petit gibier. Loin des clichés, ce type de programme demande du temps, de l’organisation et un suivi régulier sur plusieurs années. D’autres transferts et réintroductions de lapins sont d’ailleurs déjà envisagés dans les prochaines semaines sur de nouvelles communes ardéchoises impliquées dans ce programme. Si les conditions sont réunies, ces réintroductions pourraient permettre de redonner durablement sa place au lapin de garenne dans les paysages du département.











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