Orne : collision avec un sanglier, un automobiliste blessé

collision routière sanglier

Un automobiliste a été légèrement blessé après avoir percuté un sanglier sur une route départementale de l’Orne, dans la soirée du jeudi 5 mars. L’accident s’est produit sur la RD386, l’axe qui relie Saint-Michel-des-Andaines à la station thermale de Bagnoles-de-l’Orne-Normandie. Selon les premiers éléments, l’animal aurait débouché soudainement du bas-côté de la chaussée, surprenant le conducteur qui n’a pas eu le temps d’éviter l’impact.

Un choc brutal en pleine nuit

La collision s’est produite aux alentours de 20 heures. L’homme, seul à bord de son véhicule, circulait à vitesse modérée lorsqu’un sanglier a traversé brusquement la route. La nuit et la faible visibilité rendent ce type de rencontre particulièrement difficile à anticiper pour les automobilistes, surtout lorsque l’animal surgit à pleine vitesse depuis la végétation bordant la chaussée. Six sapeurs-pompiers du centre de secours de La Ferté-Macé sont rapidement intervenus sur les lieux. L’automobiliste, légèrement blessé, a été transporté par précaution vers le centre hospitalier des Andaines afin de subir des examens complémentaires.

Des collisions de plus en plus fréquentes

Cet accident rappelle une réalité bien connue dans les territoires ruraux : les collisions entre véhicules et grand gibier sont devenues particulièrement fréquentes en France. On estime aujourd’hui à environ 40 000 le nombre d’accidents impliquant la faune sauvage chaque année sur les routes françaises. Ces collisions provoquent en moyenne une cinquantaine de morts et plus de 120 blessés graves. Dans ce contexte, la question de la régulation des populations de grand gibier demeure centrale. Beaucoup d’acteurs du monde rural rappellent régulièrement que sans la mobilisation des chasseurs pour réguler ces populations, la situation pourrait devenir encore plus préoccupante.

Un bilan qui s’alourdirait en cas de nouvelles entraves réglementaires à la chasse

Car une interrogation revient régulièrement sur le terrain : que se passerait-il si, sous la pression de certains mouvements anti-chasse ou écologistes, les possibilités de régulation venaient à être fortement limitées, que ce soit par l’instauration de jours sans chasse ou par des restrictions supplémentaires sur la gestion des populations de grand gibier ? Il est évident que sans régulation soutenue, le nombre de ces accidents se multiplierait suivant la courbe de croissance de certaines populations d’animaux, quasi exponentielle dans le cas du sanglier.

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