Sangliers en ville : battue organisée à Angers ce mercredi

Sanglier

Une battue administrative est organisée ce mercredi matin à Angers, le long de la Sarthe, en raison de dégâts importants causés par les sangliers. Une opération loin d’être isolée dans une agglomération régulièrement confrontée à la présence de grand gibier en zone urbaine.

Une battue encadrée en pleine agglomération

Les promeneurs devront modifier leurs habitudes ce mercredi 29 avril. Une battue administrative est programmée de 7 h 30 à 14 h le long de la Sarthe, à Angers, sur un secteur bien précis situé entre le pont de Segré et le chemin de la Chatte, rive gauche. L’accès sera strictement interdit durant toute la durée de l’opération, entre la rivière et l’autoroute A11, afin de garantir la sécurité du public. Cette intervention sera conduite par un lieutenant de louveterie habilité par la préfecture, dans un cadre parfaitement réglementé. Elle répond à une problématique désormais bien identifiée par les autorités locales : la présence persistante de sangliers en zone périurbaine.

Des dégâts importants… et des risques pour les usagers

La Ville d’Angers justifie cette battue par des « dégâts importants » causés par les animaux, mais aussi par les risques qu’ils représentent pour les usagers. Car si le sanglier fuit généralement l’homme, les rencontres peuvent mal tourner, notamment en présence de chiens. Fin janvier dernier, une chienne avait été blessée dans un parc urbain de Trélazé après avoir croisé un suidé dans des fourrés. Un incident qui illustre une réalité bien connue : en milieu urbain, la cohabitation peut rapidement devenir problématique. Pelouses retournées, espaces verts dégradés, jardins visités… les dégâts matériels s’accumulent, tandis que le sentiment d’insécurité progresse chez certains riverains.

Un phénomène désormais récurrent en Anjou

Cette nouvelle battue n’a rien d’exceptionnel. Depuis plusieurs mois, les opérations de régulation se multiplient dans l’agglomération angevine. Début mars déjà, plusieurs parcs d’Angers, d’Avrillé et de Beaucouzé avaient été fermés au public pour permettre des battues administratives encadrées par la préfecture. L’objectif reste toujours le même : repousser les animaux hors des zones urbanisées. La configuration des lieux complique cependant la tâche. Entre fréquentation du public, contraintes de sécurité et urbanisation croissante, la régulation du sanglier en ville impose des dispositifs spécifiques, mêlant battues ponctuelles et piégeage.

Une pression qui s’étend à de nombreux territoires

Le cas d’Angers n’est pas isolé. Partout en France, la progression du sanglier entraîne une multiplication des interventions en périphérie des villes, voire en plein cœur de certaines agglomérations. Dans ce contexte, les battues administratives menées sous l’autorité de l’État, avec l’appui des lieutenants de louveterie et des chasseurs, s’imposent comme un outil indispensable pour limiter les dégâts et éviter des incidents plus graves.

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