Pendant que les chasseurs arpentent les massifs pour recenser les chamois, certains opposants à la chasse ont déjà choisi leur camp. Avant même la publication des prochains plans de chasse, l’ASPAS monte au créneau et conteste des quotas… qui ne sont pas encore arrêtés.
Un travail de terrain indispensable
Chaque année au printemps, les fédérations départementales des chasseurs se mobilisent pour réaliser des comptages sur le terrain. Dans le Doubs, pas moins de 453 secteurs sont ainsi passés au crible, avec des équipes présentes dès l’aube pour observer et consigner chaque animal aperçu. L’objectif n’est pas de fournir un chiffre absolu, impossible en milieu sauvage, mais bien de dégager des tendances fiables. Ces données sont ensuite transmises aux instances préfectorales et alimentent les travaux de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, où siègent notamment forestiers, agriculteurs et experts.
Des quotas ajustés à la réalité
Sur la base de ces observations, les préfets fixent les plans de chasse pour la saison suivante. Une gestion encadrée, qui vise à maintenir l’équilibre entre la faune, la régénération forestière et les activités humaines. Dans le Doubs, le chamois offre un exemple parlant : absent du département il y a une trentaine d’années, il a depuis largement colonisé le territoire. Une dynamique qui a conduit à adapter les prélèvements, avec même une réduction de moitié des quotas récemment, plafonnés à 451 animaux en 2025 après une légère baisse observée. Pour les chasseurs, ces ajustements illustrent justement le sérieux du dispositif : suivre, analyser et adapter, loin des caricatures souvent véhiculées.
L’ASPAS conteste… avant même les décisions
Malgré ce travail de terrain, les anti-chasse fanatiques de l’ASPAS critiquent déjà les orientations à venir. L’association estime que les prélèvements seraient excessifs et remet en cause la fiabilité des comptages. Elle avance également l’argument d’une régulation naturelle par les prédateurs, notamment le lynx. Une position difficile à tenir sur le terrain, alors même que les populations de lynx restent fragiles et font l’objet de programmes de renforcement. Quant au loup, le développement exponentiel de ses effectifs n’est en aucun cas souhaitable, ce super prédateur étant capable de quasi éradiquer les populations de gibier de par son goût prononcé par la surprédation
Une gestion encadrée qui reste incontournable
Du côté des autorités, la ligne est claire : le chamois est une espèce chassable, et sa gestion passe par un suivi régulier et des prélèvements adaptés. Les plans de chasse, attendus d’ici fin mai ou début juin, s’inscrivent dans cette logique. Sur le terrain, les chasseurs poursuivent donc leur travail, loin des polémiques. Car au-delà des postures, la gestion de la faune sauvage repose avant tout sur des observations concrètes et une connaissance fine du territoire.












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