Eure-et-Loir : le petit gibier reste une passion pour un grand nombre de chasseurs

Chien lièvre

À Chartres, la Fédération départementale des chasseurs d’Eure-et-Loir a profité de son assemblée générale annuelle pour rappeler une réalité souvent éclipsée par l’actualité du grand gibier : la chasse du petit gibier conserve une place centrale dans les pratiques et dans le cœur des chasseurs. Près de 150 adhérents s’étaient réunis le 10 avril 2026 au cinéma « Les Enfants du Paradis » pour faire le point sur l’année écoulée, échanger avec les partenaires institutionnels et ouvrir le dialogue avec le grand public.

Une fédération au cœur de la gestion des territoires


À travers la présentation de son rapport d’activité 2025, la fédération a détaillé l’ensemble de ses missions, qui dépassent largement le simple cadre cynégétique. Gestion et préservation des milieux, suivi des espèces, indemnisation des dégâts de grand gibier, formation, actions de sensibilisation : autant de volets qui illustrent le rôle structurant des chasseurs sur le terrain.

Les données présentées confirment des situations contrastées selon les espèces. Le lièvre d’Europe montre des signes encourageants avec une progression de son indice d’abondance, malgré une reproduction encore jugée moyenne. La perdrix grise, en revanche, reste fragile, dépendante de la qualité des habitats et des efforts de gestion engagés localement. Une attention particulière est également portée au faisan commun sur certains secteurs.

Le petit gibier toujours au cœur des pratiques


Mais l’enseignement majeur de cette assemblée générale tient sans doute dans les résultats d’une enquête menée auprès de plus de 2 500 chasseurs du département. Elle met en évidence un attachement fort à la chasse du petit gibier sédentaire, pratiquée par une large majorité d’entre eux. Un signal clair, à rebours d’une image parfois réductrice qui voudrait limiter la chasse à la seule régulation du grand gibier.

Pour beaucoup, cette pratique s’inscrit dans une approche globale du territoire, mêlant connaissance du milieu, gestion des habitats et respect des traditions rurales. Une chasse bien différente de la chasse en battue aux ongulés, qui repose sur la qualité des milieux et le travail de long terme. Dans un contexte où le sanglier occupe souvent le devant de la scène, au point de devenir parfois une contrainte de gestion, ce rappel n’est pas anodin.

Un rôle reconnu par les acteurs locaux


La seconde partie de la soirée, en présence des élus et partenaires, a permis de souligner le rôle essentiel des chasseurs dans l’équilibre des écosystèmes et la cohabitation des usages. Enfin, l’ouverture au public lors d’un moment d’échange a permis de mettre en lumière les actions menées sur le terrain et de renforcer le dialogue avec les non-chasseurs. À travers cette assemblée générale, la Fédération des chasseurs d’Eure-et-Loir réaffirme une ligne claire : conjuguer gestion responsable, ancrage local et ouverture, dans un contexte où la question des équilibres naturels reste plus que jamais centrale.

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