Alsace: Paysans, chasseurs et écologistes, tous d’accord face à la surpopulation de sangliers

Dans ce reportage, tourné il y a peu par nos confrères des Dernières Nouvelles d’Alsace, vous pouvez constater les réels et, pour l’heure, insolubles problèmes liés à l’explosion des populations de sangliers dans la région. Tour à tour, un exploitant agricole membre de la fédération départementale des chasseurs du Haut-Rhin (FDC 68), le président de la FDC 68 et un membre de l’association écologiste Alsace Nature font le même constat et vous expliquent l’ampleur des dégâts de cette surpopulation aussi bien au niveau agricole qu’écologique.

Des mesures de prévention inefficaces

Nos confrères sont tout d’abord à la rencontre de Jean-Luc Bossert, exploitant agricole et membre de la FDC 68. Ce dernier n’a pu que se désoler comme vous allez le voir de l’impact de cette surpopulation de suidés qui s’attaque aux cultures dont propriétaires et chasseurs sont bien démunis pour les protéger. Entre efficacité relative et coûteuse de la pose de clôtures électriques et des possibilités légales d’agrainage dissuasif pour tenir les sanglier en forêt qui sont devenus symboliques, les sus scrofas passent une grande partie de l’année au sein même des cultures, surtout de maïs auxquelles ils occasionnent d’important dégâts.

Régulation et indemnisation par la fédération départementale des chasseurs

Les chasseurs par la voix du président de la fédération départementale du Haut-Rhin, Gilles Kaszuk, également interrogé dans ce reportage, sont eux aussi navrés de cette situation. Malgré des efforts de régulation et de protection des cultures, l’indemnisation des dégâts agricoles prend une part de plus en plus importante dans le budget fédéral. Et, si ces aides apportées aux agriculteurs sont appréciées de ces derniers, la situation n’est pas viable sur le long terme.

Même les écologistes parlent de la nécessité de régulation !

Enfin, les journaliste sont allé à la rencontre de Francis Doppf, membre de l’association écologiste Alsace Nature, qui lui aussi n’a pu que corroborer les dires des précédents intervenants, alertant sur une situation de trop fortes densité de sangliers en Alsace et de manière plus générale à l’échelle européenne qui risque de devenir assez vite ingérable. Pour ce défenseur de l’écologie, seule la régulation par l’humain, et, il le reconnaît lui-même, pour une « petite part« , par les grands prédateurs, peut enrayer le phénomène.

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