GPS des chiens : le Gard relance un débat qui touche toute la chasse

Chiens courants GPS

Une polémique née dans le Gard autour de l’utilisation des colliers GPS pour les chiens de chasse dépasse désormais largement les frontières du département. Derrière une question réglementaire se cache un sujet de fond : ces outils sont-ils devenus indispensables à la pratique moderne de la chasse au grand gibier ?

Un outil devenu incontournable sur de nombreux territoires

Il y a encore une vingtaine d’années, retrouver un chien égaré après une menée relevait souvent de la patience, de l’expérience et parfois de la chance. L’arrivée des colliers GPS a profondément changé les habitudes des chasseurs, en particulier dans les départements où les territoires sont vastes, accidentés ou traversés par de nombreuses infrastructures. Aujourd’hui, des milliers de chasseurs utilisent quotidiennement ces équipements pour localiser leurs chiens après une chasse, suivre leurs déplacements ou intervenir rapidement lorsqu’un animal s’approche d’une route, d’une voie ferrée ou d’une zone habitée. Pour beaucoup, ces technologies sont devenues aussi importantes que les radios utilisées pour coordonner les traqueurs et les postés.

Entre sécurité des chiens et aide à l’action de chasse

C’est précisément sur ce point qu’est née la controverse dans le Gard. La Fédération départementale des chasseurs a récemment rappelé les règles encadrant l’utilisation des dispositifs de géolocalisation pendant l’action de chasse, suscitant de nombreuses réactions parmi les utilisateurs de chiens courants. Le débat porte sur la frontière parfois difficile à définir entre la sécurité des chiens et l’utilisation des informations fournies par les GPS pendant le déroulement d’une battue. Pour les partisans d’un encadrement strict, la consultation en temps réel de certaines données pourrait permettre d’obtenir des indications sur les déplacements du gibier. À l’inverse, de nombreux conducteurs de chiens estiment qu’il est impossible de dissocier totalement la sécurité de leurs animaux du suivi de leur position sur le terrain.

Une préoccupation largement partagée par les chasseurs

La vive réaction observée dans le Gard démontre à quel point le sujet dépasse le cadre d’un seul département. Dans de nombreuses régions, les chasseurs considèrent désormais le GPS comme un véritable outil de protection des chiens. Les risques ne manquent pas. Chaque saison, des chiens sont victimes de collisions routières, disparaissent pendant plusieurs jours ou se retrouvent bloqués dans des secteurs difficiles d’accès. Pouvoir localiser rapidement un animal est souvent perçu comme une question de responsabilité autant que d’efficacité. À cela s’ajoute une préoccupation croissante pour le bien-être des chiens de chasse, dont la sécurité constitue une priorité pour leurs propriétaires.

Un débat appelé à se poursuivre

Face aux interrogations suscitées par cette affaire, la Fédération des chasseurs du Gard a récemment apporté plusieurs précisions et indiqué qu’aucune verbalisation liée au simple port d’un GPS n’avait été relevée lors de la saison écoulée. Pour autant, le débat est loin d’être clos. À mesure que les technologies progressent et que les équipements deviennent toujours plus performants, les chasseurs comme les autorités devront continuer à réfléchir à la place de ces outils dans la pratique cynégétique. Une chose est certaine : pour une grande partie des utilisateurs de chiens courants, le GPS n’est plus un gadget depuis longtemps. Il fait désormais partie intégrante du quotidien de la chasse moderne.

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