France Bleu a recueilli le témoignage bouleversant de Romain, propriétaire d’une chienne emportée par la maladie d’Aujeszky à Sérignan-du-Comtat. Il raconte l’agonie de Sybelle, sa détresse, et alerte les chasseurs sur la nécessité d’une vigilance extrême.
Une contamination foudroyante à Sérignan-du-Comtat
Le 23 décembre 2025 restera gravé dans la mémoire de Romain Guiraud, jeune chasseur du Vaucluse. Sa chienne Sybelle, quatre ans à peine, est morte des suites de la maladie d’Aujeszky, attrapée après avoir mordu un sanglier contaminé lors d’une battue. « Sybelle, c’était une chienne pleine d’amour, avec un gaz pas permis. C’était un kangourou cette chienne, en pleine vie et c’est très dommage », confie-t-il à France Bleu.
Ce matin-là, en se rendant au chenil, il découvre sa chienne défigurée par la maladie : « Je suis arrivé au chenil pour voir mes chiens, comme tous les matins. Les trois premiers sont sortis des niches, comme d’habitude. La quatrième ne sortait pas, et je me suis rendu compte que sa tête avait doublé de volume. Elle s’était gratté au sang sur la face avant de la tête. »
Une agonie impossible à oublier
La suite, Romain la raconte avec émotion : « Ils m’ont gardé la chienne une bonne partie de la journée, sans trouver ce qui lui arrivait. » Après des recherches, le diagnostic tombe : tout évoque la maladie d’Aujeszky. Mais le diagnostic formel n’est possible qu’une fois le chien décédé, après des prélèvements dans la moelle épinière ou le cerveau.
Le calvaire de Sybelle ne s’arrête pas là. Pour lui éviter des souffrances inutiles, Romain décide de l’emmener dans une autre clinique, où la chienne sera plongée dans le coma. « Elle se grattait, elle respirait très mal et c’est atroce. Je n’avais jamais vu ça sur un chien qui se met à sang comme ça. Une chienne, pendant 50 minutes, qui se gratte alors qu’elle est sous sédatif… J’étais content d’arriver à La Bégude. »
La peur et l’inquiétude pour les autres chiens
Sybelle succombe dans la soirée. Romain, profondément marqué, s’inquiète désormais pour ses trois autres chiens : « J’ai peur. J’en ai perdu une. J’ai pleuré pendant deux jours, ma copine aussi. Si j’en repère un autre, moi c’est fini, après j’arrête. » Il a d’ailleurs choisi de ne plus les sortir d’ici la fin de la saison de chasse, en mars.
Un appel à la vigilance et un regret
Romain profite de son témoignage pour mettre en garde tous les chasseurs : attention à la maladie d’Aujeszky, qui frappe sans prévenir et ne laisse aucune chance aux chiens. Il lance aussi un appel à plus d’information. D’après nos confrères de France Bleu « il regrette le manque d’informations transmises par la Fédération de chasse du Vaucluse sur cette maladie. Il estime avoir été laissé à l’abandon. »
L’ensemble des journalistes de la rédaction de So Chasse tient à adresser à Romain, à sa famille et à tous les propriétaires de chiens confrontés à cette épreuve, notre soutien et notre sympathie. Cette histoire rappelle à tous la cruauté de cette maladie et la nécessité d’une vigilance constante sur le terrain.










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