« Les thermiques sont des armes de guerre » : une affirmation qui fait réagir le monde de la chasse

Le débat sur l’utilisation des lunettes thermiques lors des tirs de défense contre le loup continue de faire réagir. Alors que l’Assemblée nationale a voté en faveur de cette possibilité, le gouvernement reste opposé à la mesure. Lors des débats, le ministre chargé du dossier a notamment estimé que les dispositifs thermiques fixés sur une arme relevaient d’équipements comparables à des « armes de guerre ». Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de So Chasse, Baudouin de Saint-Léger a souhaité répondre à cette affirmation.

Des outils déjà utilisés en Alsace-Moselle sans problème

Notre rédacteur en chef rappelle que des chasseurs utilisent déjà des équipements thermiques dans certains départements, notamment en Alsace-Moselle dans le cadre de la lutte contre les dégâts de sangliers, sans que cela ne provoque une hausse particulière des accidents. Il souligne également que ces dispositifs sont utilisés dans plusieurs pays européens et que les chasseurs français sont déjà autorisés à employer des appareils thermiques pour l’observation de la faune.

Protéger les élevages en se privant des moyens les mieux adaptés ?

Pour Baudouin de Saint-Léger, la question n’est pas celle d’un accès libre à ces équipements, mais celle des moyens accordés aux personnes chargées de protéger les élevages. Les tirs de défense contre le loup sont réalisés dans un cadre strictement encadré, avec des chasseurs formés et désignés. « Si l’État considère qu’un chasseur peut participer à un tir de défense pour protéger un troupeau, pourquoi lui refuser l’outil qui permet d’être plus efficace ? », interroge-t-il. Un débat qui devrait continuer à alimenter les discussions autour de la gestion du loup en France.

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