Ain : lynx caillassé ? Un chasseur victime d’une campagne de diffamation des écolos

Le lynx en France

Accusé à tort d’avoir maltraité un lynx dans l’Ain, un président d’ACCA subit une vague de critiques orchestrée par le centre Athénas. Retour sur une affaire où les faits semblent bien loin de la version militante relayée sur les réseaux sociaux.

Quand la présomption d’innocence s’efface devant l’idéologie

Le lynx, espèce protégée et emblème de nos forêts jurassiennes, suscite la passion de nombreux défenseurs de la nature. Mais l’émotion ne doit pas prendre le pas sur la vérité. Dimanche 4 janvier, le centre Athénas, bien connu pour ses positions tranchées contre la chasse, publie sur Facebook une accusation grave : « un président d’ACCA (qui) poursuit durant 2 jours un lynx orphelin et victime d’un sévère traumatisme crânien pour le caillasser avec ses collègues », visant sans détour la société de chasse de Béard-Géovreissiat, dans le Haut-Bugey. Le centre Athénas ajoute avoir déposé plainte et prévenu l’Office français de la biodiversité. Très vite, la publication enflamme les réseaux sociaux, déclenchant une pluie de commentaires haineux contre les chasseurs.

Une version militante remise en cause

Mais la réalité est tout autre. Le chasseur mis en cause, souhaitant préserver l’anonymat, livre une version bien différente des faits : « J’ai aperçu le lynx qui avait un comportement bizarre, longeant une haie. J’ai balancé deux cailloux, sans l’atteindre, pour le faire fuir. » Un geste d’effarouchement, courant pour éloigner un animal sauvage au comportement étrange et potentiellement dangereux, mais transformé en véritable acte de maltraitance par un témoin qui a aussitôt alerté le centre Athénas. Loin de chercher à nuire à l’animal, le chasseur explique avoir agi par réflexe, sans violence ni intention de blesser. Fait capital : selon les premières constatations, le lynx souffrait déjà de blessures à la tête, vraisemblablement dues à une collision routière, bien avant l’arrivée des chasseurs.

Soutien au chasseur, victime d’une opération de diffamation

Face à cette campagne, le chasseur a décidé de ne pas se laisser diffamer : il envisage désormais de porter plainte pour diffamation. Une démarche légitime, tant la présomption d’innocence est ici piétinée au profit de la vindicte militante. Cette affaire, symptomatique d’un climat de défiance entretenu par certains groupes extrémistes, doit rappeler à chacun l’importance de vérifier les faits avant d’accuser. La chasse, activité réglementée et encadrée, n’a rien à gagner à de telles polémiques stériles qui ne servent ni la faune, ni la société. Si l’affaire est à suivre, la rédaction de So Chasse tient à manifester son soutien plein et entier au chasseur mis en cause dans ce nouvel épisode de chasse au bouc émissaire.

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