Un vent de jeunesse et de renouveau souffle sur la chasse française. À partir du 1er janvier 2026, la Fédération départementale des chasseurs de l’Aisne (FDC 02) sera dirigée par Lison Didier, une chasseresse de 32 ans, passionnée et diplômée de biologie, qui succède à Bruno Doyet. Un signal fort, qui illustre le profond changement à l’œuvre dans le monde cynégétique.
Une génération montante, formée et investie
Originaire d’Hirson, en Thiérache, Lison Didier a obtenu son permis de chasser à 18 ans et est titulaire d’un master en biologie. Entrée à la FDC 02 comme chargée de mission pour les zones humides, elle a poursuivi comme technicienne cynégétique de plaine avant d’être nommée directrice. Son parcours est exemplaire, preuve qu’aujourd’hui la chasse attire des profils jeunes, qualifiés et attachés à la gestion responsable des territoires.
La féminisation, une réalité qui s’affirme
Lison Didier appartient aux 19 % de femmes de l’Aisne détentrices du permis de chasser, un taux bien supérieur à la moyenne nationale. Son arrivée à la tête de la fédération montre que la chasse n’est plus réservée à des profils issus de sa sociologie « traditionnelle ». Ce visage neuf, féminin et engagé, incarne une nouvelle génération fière de ses racines rurales mais consciente des défis de demain.
Un changement de cap, une dynamique à encourager
« Ce qui changera le plus avec mon prédécesseur, c’est plutôt l’âge que le fait d’être une femme. Ça impliquera d’autres réflexions et peut-être quelques difficultés dans les échanges avec certains chasseurs », confie la nouvelle directrice à ,os confrères du Courrier Picard. Lucide, mais déterminée, elle porte un regard ouvert sur l’avenir du monde cynégétique.
Quand la chasse évolue, c’est tout un territoire qui avance
L’exemple de l’Aisne mérite d’être salué. Partout en France, le visage de la chasse change : il se féminise, il se rajeunit, il s’ouvre. De quoi tordre le cou à bien des clichés, et rappeler que la passion de la ruralité, du gibier ainsi que la gestion de la faune et des espaces naturels n’est pas une question d’âge ou de sexe, mais de cœur et d’engagement. À l’heure où le monde cynégétique doit relever tant de défis, ces signaux sont porteurs d’espoir et d’avenir.












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