Un cerf poursuivi par des chiens de chasse a brièvement traversé l’A38 près de Velars-sur-Ouche, samedi 7 février. L’animal, visiblement malade dans une zone touchée par la tuberculose bovine, a finalement été prélevé sans qu’aucun accident ne soit à déplorer. Retour sur un non-événement monté en épingle par nombre de médias qui cherchent souvent à salir l’image des chasseurs
Un cerf malade, une zone à risque sanitaire
Ce samedi matin, un cerf est pris en chasse à proximité de l’autoroute A38, en Côte-d’Or. Selon les premiers éléments recueillis, l’animal présentait des signes de maladie, ce qui justifie son prélèvement dans une région où sévit la tuberculose bovine, une maladie redoutée par les éleveurs comme par les chasseurs.
Chiens et fuite : la réalité de la chasse
Comme souvent lors d’une chasse en plaine ou en forêt, il est tout simplement impossible de prévoir le trajet de fuite d’un grand cervidé. Les chiens de chasse, qui ne sont ni des robots ni des jouets télécommandés, suivent l’animal jusqu’à ce qu’il soit prélevé. Ici, malgré la présence de routes, le cerf n’a provoqué aucun accident : la situation a été maîtrisée, l’animal a été achevé hors de l’autoroute.
Le “buzz” médiatique et les réalités oubliées
Pas d’accident, pas de drame : pourtant, plusieurs médias, dont Ouest-France, Le Journal de Saône-et-Loire, La nouvelle République et même Auto Moto (!), se sont emparés de l’affaire, donnant la parole à des témoins “scandalisés” qui ignorent tout du terrain, parlant de “scène lunaire et inadmissible”. Toujours la même ritournelle : il suffit qu’un épisode ordinaire de gestion cynégétique croise la route d’un automobiliste ou d’un riverain pour déclencher des réactions démesurées et totalement déconnectées du réel, souvent par conditionnement mental justement infligé par des médias avides de sensationnel et méprisant le monde rural et la chasse.
Sanitaire : que préfère-t-on, la régulation ou la maladie ?
On oublie trop souvent que la tuberculose bovine peut décimer des troupeaux entiers, fragiliser la faune sauvage comme le bétail, et menacer l’équilibre rural. Les chasseurs, eux, assument leur rôle : prélever notamment les animaux malades, agir rapidement pour limiter les risques sanitaires, et assumer les conséquences, y compris les critiques infondées des médias généralistes. Quand il ne se passe rien, il faut encore que certains trouvent à s’indigner. Mais la réalité, c’est que sans chasseurs sur le terrain, ce n’est pas “lunaire”, c’est la catastrophe sanitaire garantie.












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