Un chasseur de 58 ans a perdu la vie hier à La Rochefoucauld-en-Angoumois, en Charente, après avoir chuté dans la rivière Tardoire lors d’une battue aux sangliers. Malgré d’importants moyens engagés par les secours, les recherches ont été interrompues en fin de journée en raison d’un courant jugé trop dangereux.
Une chute en tentant de sauver son chien
Les faits se sont produits ce samedi en fin de matinée, aux alentours de 11 h 30. L’homme participait à une battue aux sangliers lorsqu’un de ses chiens est tombé à l’eau. En tentant de le rattraper, le chasseur a à son tour glissé et chuté dans la Tardoire. Un autre participant à la battue a essayé d’intervenir, sans parvenir à le retenir.
Un secteur particulièrement dangereux
L’accident s’est produit à proximité du pont de Roumagne, un secteur connu pour la présence d’un déversoir assimilable à une écluse. Selon les autorités, ce point génère un mouvement d’eau vertical extrêmement puissant, avec un débit très élevé. Le capitaine de la gendarmerie d’Angoulême a confirmé que les conditions sur place rendaient toute intervention particulièrement périlleuse, évoquant un courant comparable à celui d’une « machine à laver ».
Des recherches massives mais interrompues
Tout au long de la journée, une vingtaine de sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour tenter de retrouver le corps. Un binôme de plongeurs a exploré la rivière, un chien pisteur a inspecté les berges sur près d’un kilomètre et un sonar a même été utilisé pour sonder la zone du déversoir. Malgré ces moyens importants, aucune trace du chasseur n’a été retrouvée, ni en amont ni en aval du point de chute présumé.
Face à la violence du courant et au risque encouru par les sauveteurs, la décision a été prise d’interrompre les recherches en fin de journée. Les autorités indiquent qu’il faudra désormais attendre une éventuelle baisse du débit de la Tardoire pour espérer localiser le corps, une perspective incertaine compte tenu des conditions météorologiques annoncées.
Un décès malheureusement confirmé
En soirée, la gendarmerie a confirmé que toutes les hypothèses convergent vers un décès par noyade. L’équipement du chasseur, notamment ses bottes et son gilet, aurait pu se remplir d’eau et l’entraîner vers le fond, probablement au niveau du déversoir. Le chien qu’il tentait de sauver a, quant à lui, été retrouvé noyé à une vingtaine de mètres du point de chute.
Une cellule psychologique ouverte
Le drame a profondément choqué les participants à la battue. Une cellule psychologique a été mise en place à la mairie de La Rochefoucauld-en-Angoumois afin d’accompagner les collègues et proches de la victime. Ce nouvel accident rappelle la dangerosité de certains secteurs naturels, en particulier en période de forts débits, même pour des chasseurs expérimentés évoluant sur des territoires qu’ils connaissent bien. Nos pensées vont bien sûr à ce chasseur, la société de chasse ainsi qu’à toute sa famille.












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