Un animal peut-il être privé de liberté? Un débat révélateur du dogmatisme animaliste
Peut-on sérieusement affirmer qu’un animal privé de liberté n’est pas emprisonné ? C’est autour de cette phrase que tout bascule
Lire la suiteLa semaine dernière, le JT de 13H de TF1 a diffusé un reportage saisissant sur les incursions de loups parmi des quartiers résidentiels de Fréjus (Var), avec des images vidéos filmées par des riverains à l’appui. Présents en meute dans le massif voisin de l’Estérel, les loups semblent désormais étendre leur territoire et ne pas craindre de s’approcher des centres urbains, ce qui ne manque pas d’inquiéter certains habitants
Les images diffusées par le JT de 13H de TF1 sont sans ambiguïté. À Fréjus, plusieurs loups ont été filmés à proximité immédiate d’habitations, en pleine journée. Romain, qui se rendait au travail, raconte : « Avec ma collègue, on a vu un chien courir devant nous. On voyait qu’il courait vite. Quand il s’est retourné, on s’est dit que ce n’était pas un chien, mais un loup. On était quand même proches des maisons ». À quelques kilomètres de là, Jérôme Caleca, photographe animalier, décrit une scène similaire : un loup « un peu apeuré, un peu paniqué » traversant la route avant d’entrer dans une résidence. Des scènes qui ne se déroulent plus en pleine montagne, mais aux abords directs des zones résidentielles.
Des meutes sont installées depuis plusieurs années dans le massif de l’Estérel. Leur présence est désormais bien identifiée. Mais voir des individus descendre jusque dans les quartiers périurbains suscite une inquiétude croissante. Une écologue interrogée dans le reportage rappelle que la période février-mars correspond à la dispersion de jeunes loups quittant leur meute pour fonder leur propre territoire. Ces déplacements peuvent les conduire à traverser des zones urbanisées. Reste une réalité de terrain : si des sangliers et des chevreuils sont aujourd’hui régulièrement observés en ville, c’est aussi que la pression prédatrice exercée par le loup dans le massif pousse la faune sauvage à se déplacer. Le loup suit naturellement cette ressource alimentaire. L’expansion du prédateur modifie les équilibres et redistribue les cartes, y compris en périphérie des centres urbains.
En France, la population lupine est estimée « officiellement » à environ 1 100 individus et l’espèce poursuit son expansion territoriale. Les spécialistes rappellent que le loup demeure généralement craintif. Mais la multiplication des observations en plein jour, à proximité immédiate d’habitations, interroge. Dans un environnement urbain ou périurbain, la cohabitation devient plus complexe. La présence d’enfants, d’animaux domestiques ou simplement d’habitants surpris peut transformer une rencontre imprévue en situation à risque. Personne ne souhaite qu’un drame serve d’électrochoc. Les images de Fréjus rappellent que la progression du loup ne concerne plus seulement les zones pastorales ou les crêtes isolées, mais touche désormais des espaces où la présence humaine est dense.
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