Dans les Landes, la directrice départementale de la police nationale a été brutalement démise pour avoir privilégié la négociation face aux manifestants agricoles, au moment même où l’État nomme à la tête de l’OFB une militante anti-chasse et anti-agriculture.
Tensions sur le terrain, unité rurale face à l’État
Le 11 janvier dernier, en pleine mobilisation agricole à Mont-de-Marsan, la solidarité était visible : agriculteurs et chasseurs réunis devant la préfecture, protestant ensemble contre les contraintes et décisions d’une administration souvent jugée déconnectée des réalités rurales. Face à cette colère, Agnès Mazin-Bottier, la directrice départementale de la police nationale, forte de son expérience de terrain et de l’estime de ses effectifs, a choisi d’engager le dialogue et de négocier avec les manifestants dans le calme, refusant de céder à la tentation d’une répression aveugle. Un choix de discernement, salué localement, mais qui lui a valu la disgrâce immédiate de la préfecture qui, elle, lui demandait des mesures répressives immédiates et notamment un maximum d’interpellations.
Le préfet sanctionne le dialogue, la méthode choque
La réponse de l’État ne s’est pas fait attendre : en pleine nuit, la commissaire a été informée par simple SMS de la perte de son commandement, suivie d’un appel à son adjoint pour signifier sa mise à l’écart. Cette brutalité dans la gestion des personnels, rare à ce niveau de responsabilité, a suscité l’incompréhension et la colère des policiers landais, massivement venus saluer leur cheffe lors de son départ qui signe aussi la fin de sa carrière, la commissaire ayant décidé de prendre sa retraite anticipée devant cette injustice. Beaucoup y voient le symbole d’une rupture entre l’État et le terrain, entre gestion verticale autoritaire et connaissance fine des dynamiques locales.
Quand l’État punit l’apaisement et promeut la radicalité
Cette éviction spectaculaire intervient alors que l’exécutif choisit de placer à la tête de l’Office français de la biodiversité (OFB) une militante ouvertement écologiste, connue pour ses positions hostiles à la chasse et à l’agriculture traditionnelle. La nomination d’Anne le Strat, figure médiatique de l’écologie urbaine et militante au look “woke”, symbolise pour nombre de ruraux la montée d’une technocratie hors-sol, totalement étrangère aux réalités de la France périphérique. Le contraste est saisissant : d’un côté, on évince une fonctionnaire de terrain, ayant servi 36 ans avec honneur la Police Nationale et attachée à l’apaisement et à la sécurité locale ; de l’autre, on promeut une personnalité qui n’a jamais caché son mépris pour le monde rural.
Fracture profonde entre l’administration et la ruralité
Pour beaucoup de chasseurs et d’agriculteurs, ces signaux confirment la défiance croissante à l’égard d’un État qui préfère la confrontation idéologique à la concertation pragmatique. Le risque ? Alimenter encore la colère des campagnes, fragiliser la paix civile et aggraver la fracture entre une France des territoires et des décideurs trop souvent coupés du terrain. L’éviction de la Directrice départementale de la Police Nationale des Landes, saluée par ses hommes, ne fait qu’accentuer ce sentiment de mépris ressenti par tout un pan de la population.











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