Prévue pour le 11 février sur la petite commune de Barbizon (Seine-et-Marne), la conférence militante de Pierre Rigaux sur l’abolition de la chasse à courre a été interdite par décision municipale. L’autoproclamé « écologue » activiste dénonce une censure et rejoue, une fois de plus, la partition victimaire. Du côté rural, la décision est saluée comme un acte de responsabilité face à la provocation.
Le refus d’un militantisme agressif
Après avoir, dans un premier temps, autorisé la tenue de la conférence anti-vènerie de Pierre Rigaux dans la salle communale de Barbizon, une petite commune de 1200 habitants non loin de la forêt de Fontainebleau, le maire est finalement revenu sur sa décision. Sans surprise, l’intéressé n’a pas tardé à s’indigner publiquement via ses réseaux sociaux, dénonçant de supposées pressions venues du monde de la chasse et accusant l’édile de « lâcheté ». Pourtant, le revirement de la mairie s’inscrit dans un contexte bien précis : celui d’une profonde défiance du monde rural envers ceux qui, comme Pierre Rigaux, n’ont eu de cesse de caricaturer et d’attiser les tensions entre citadins et chasseurs. Pendant des années, ce militant s’est illustré par une communication systématiquement à charge, en opposant deux France, au risque d’alimenter le ressentiment et les fractures territoriales.
La posture victimaire, encore et toujours
À chaque revers, le refrain est connu : Pierre Rigaux, en « écologue persécuté », dénonce une cabale, se pose en martyr de la liberté d’expression et évoque de mystérieuses « pressions » dont il serait la cible. Une stratégie rodée, qui vise à déplacer le débat sur le terrain de l’émotion, tout en occultant la réalité du terrain : dans de nombreuses communes rurales, son nom est désormais associé à la provocation plus qu’à l’expertise.
Un choix de prudence après d’innombrables actes d’hostilité contre la chasse et le monde rural
La décision du maire de Barbizon n’est sans doute pas étrangère à la crainte de voir sa commune devenir le théâtre de nouveaux troubles à l’ordre public. Pour mémoire et parmi d’autres innombrables agressions, fin 2025, le harcèlement de pratiquants de la chasse au gibier d’eau en Baie de Somme avait déjà donné lieu à des altercations et à des tensions avec des chasseurs pris à partie et provoqués par « l’éthologue autodidacte » . À l’heure où la fracture entre monde rural et militantisme animaliste se creuse, il n’est pas surprenant que certains élus préfèrent jouer la carte de la prudence.
Quand on sème la discorde…
Pierre Rigaux s’étonne de voir certaines portes se fermer. Mais après des années passées à mépriser et caricaturer la ruralité, il serait surprenant que les élus locaux lui déroulent le tapis rouge. La liberté d’expression n’est pas un blanc-seing pour attiser la haine et dresser les Français les uns contre les autres. Dans ce contexte, la décision du maire de Barbizon apparaît comme une mesure de sagesse et de responsabilité, saluée par nombre de ruraux lassés d’être constamment pris pour cible.












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