Nouvelle attaque dévastatrice en Haute-Marne : 19 brebis tuées, 5 euthanasiées, un éleveur anéanti et une colère qui monte chez les professionnels. Les attaques de loups se multiplient, faisant vaciller la ruralité sous le regard impuissant des autorités.
Une hécatombe la veille de Noël
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un troupeau de brebis destiné à l’éco-pâturage a été décimé à Sarrey, près de Chaumont. Gabriel Binon, l’éleveur, parle d’un « massacre ». En effet, la quasi-totalité du troupeau a disparu en une nuit.Sur les images de vidéosurveillance, un loup apparaît clairement, preuve d’une prédation devenue banale. L’Office français de la biodiversité s’est déplacé pour effectuer des prélèvements et tenter d’identifier les responsables, précisant « regarder la taille des crocs pour voir s’il y a un ou plusieurs individus. »
Des chiffres qui donnent le vertige
En 2025, 191 attaques d’ovins ont déjà été attribuées au loup en Haute-Marne, pour plus de 800 bêtes tuées. L’an passé, ce chiffre n’était que de 10. La préfecture confirme l’ampleur du phénomène et l’identification, à la fin de l’été, de neuf loups sur le département, « deux adultes et sept louveteaux », captés par les pièges photos de l’OFB.
Colère et mobilisation des éleveurs
Face à l’impuissance des pouvoirs publics, les éleveurs sont à bout. « On va répondre très prochainement par des mobilisations. Il y a une peur, mais il y a surtout une colère qui monte », martèle Thomas Millot, président du syndicat Jeunes agriculteurs en Haute-Marne. « La situation n’est plus du tout tenable. Ça fait plus d’un an qu’on attend la ministre de l’Agriculture. Si elle vient pas à nous, c’est nous qui allons venir à elle. »
Des mesures jugées insuffisantes
Quinze éleveurs bénéficient aujourd’hui d’une autorisation préfectorale pour effectuer des tirs de défense. Mais, pour Thomas Millot, cela ne suffit plus et es éleveurs réclament en plus des tirs de prélèvement, réalisés par des professionnels, pour réduire la population de ce grand prédateur.
En Haute-Marne, la coupe est pleine !
Dans ce département, la présence du loup n’a rien d’une idylle. Derrière la froideur des statistiques, ce sont des familles et tout un tissu rural qui se voient sacrifiés au nom d’une protection dogmatique du prédateur. En Haute-Marne, la coupe est pleine : la colère gronde, et les éleveurs ne comptent plus attendre.











Laisser un commentaire