Affaire de braconnage présumé : procès Bouygues renvoyé à septembre

Olivier Bouygues

Le procès lié à une affaire de braconnage présumé en Sologne impliquant l’homme d’affaires Olivier Bouygues et plusieurs autres personnes ne se tiendra finalement pas en mars comme prévu. En raison de la complexité du dossier et du nombre important de parties civiles, le tribunal correctionnel d’Orléans a décidé de renvoyer l’audience aux 7 et 8 septembre 2026. Les prévenus bénéficient bien entendu de la présomption d’innocence.

Un procès reporté à septembre 2026

Initialement prévu début mars devant le tribunal correctionnel d’Orléans, le procès lié à une affaire de braconnage présumé en Sologne impliquant l’homme d’affaires Olivier Bouygues et plusieurs autres personnes a finalement été renvoyé aux 7 et 8 septembre 2026. La juridiction a décidé d’étaler les débats sur deux jours en raison de la complexité du dossier et du nombre important de parties concernées. Au total, six prévenus devront comparaître dans cette affaire. Comme dans toute procédure judiciaire, la présomption d’innocence s’applique pleinement à l’ensemble des personnes mises en cause tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.

Une enquête ouverte après une perquisition en 2025

L’origine de l’affaire remonte à juin 2025, à la suite d’une perquisition menée sur un domaine situé à La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret, propriété d’Olivier Bouygues. L’opération avait été réalisée par des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) accompagnés de gendarmes. Selon les éléments communiqués à l’époque par les autorités judiciaires, les enquêteurs auraient découvert des cadavres d’oiseaux appartenant à des espèces protégées, parmi lesquels des faucons crécerelles, des busards et des grands cormorans, ainsi que des pièges interdits et divers documents évoquant la gestion de la faune sur le domaine. Les investigations menées par les services compétents ont conduit le parquet à engager des poursuites pour « atteinte illicite en bande organisée à la conservation d’une espèce animale protégée », une qualification pénale particulièrement lourde.

Des accusations contestées

Dans un communiqué publié à l’été 2025, la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, et le directeur régional de l’OFB, Jean-Noël Rieffel, évoquaient l’hypothèse d’un système de primes lié à la destruction d’animaux considérés comme nuisibles aux populations de petit gibier présentes sur le domaine. Les personnes mises en cause contestent cependant tout ou partie des faits qui leur sont reprochés, selon les éléments communiqués dans la procédure. Contacté à plusieurs reprises par différents médias, l’entourage d’Olivier Bouygues a indiqué ne pas souhaiter commenter l’affaire à ce stade, en invoquant le respect du secret de l’enquête.

Un dossier très suivi

Cette affaire a également suscité la mobilisation de plusieurs associations de protection de la nature, dont une dizaine se sont constituées parties civiles dans la procédure. Le procès prévu en septembre 2026 devrait donc être particulièrement suivi, tant en raison de la notoriété de l’un des prévenus que des questions juridiques et environnementales soulevées par le dossier. Il reviendra désormais au tribunal correctionnel d’Orléans d’examiner l’ensemble des éléments et arguments présentés par les différentes parties, afin de déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire.

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