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À quoi ressemble réellement un contrôle de chasse effectué par les agents de l’Office français de la biodiversité ? À l’occasion de l’ouverture générale, So Chasse les a suivis dans la vallée de la Gordolasque, dans les Alpes-Maritimes. Permis, animaux prélevés, armes, sécurité : rien n’échappe aux vérifications. Mais les images montrent aussi une réalité rarement mise en avant, celle d’échanges courtois et respectueux entre agents et chasseurs.
Nous sommes le 13 septembre, jour de l’ouverture générale de la chasse dans les Alpes-Maritimes. Direction la vallée de la Gordolasque, en haute montagne, où les agents de l’Office français de la biodiversité partent à la rencontre des chasseurs. Le secteur se prête particulièrement à la chasse du chamois et les contrôles commencent parfois après une solide marche. « Bonjour, l’Office français de la biodiversité. On vous laisse reprendre votre souffle et puis vous nous présenterez votre permis », lance ainsi un agent à un chasseur rencontré en montagne. L’objectif de la journée est clairement annoncé : contrôler les chasseurs de chamois, vérifier le respect du plan de chasse, mais également les différentes règles de sécurité. Première étape, les papiers. Permis de chasser et validation sont vérifiés. Dans la vidéo, un chasseur demande même si la présentation des documents sur son téléphone suffit. L’agent lui répond que non et lui demande la version papier, que l’intéressé possède bien avec lui.
Les agents s’intéressent ensuite aux animaux éventuellement prélevés. Un chamois des Alpes abattu par un chasseur fait ainsi l’objet d’une vérification précise. Le dispositif de marquage est examiné, avec notamment la date du prélèvement et la fermeture correcte du bracelet. Verdict : tout est en règle. « Le prélèvement de cet animal est réglementaire », constate l’agent de l’OFB. L’occasion pour celui-ci de rappeler le principe du plan de chasse. Le nombre d’animaux pouvant être prélevés est encadré afin de permettre la gestion des populations de grand gibier. Le contrôle ne se limite donc pas à chercher une éventuelle infraction. Il permet également de constater sur le terrain que les prélèvements sont réalisés dans les conditions prévues. Et devant le chamois prélevé, l’agent ne cache d’ailleurs pas son admiration pour l’espèce : « C’est vraiment un très bel animal ».
Autre volet essentiel de ces opérations : la sécurité. Les agents contrôlent les armes des chasseurs rencontrés et leur manipulation. Lorsqu’un véhicule est contrôlé, ils vérifient également les conditions dans lesquelles l’arme est transportée. Dans la séquence que nous avons tournée, la carabine examinée est déchargée et placée dans un étui. Aucun problème donc de ce côté-là. Les équipements visibles portés par les chasseurs font eux aussi partie des points vérifiés par les agents. Sur une chasse collective rencontrée au cours de la journée, la signalisation mise en place reçoit même les félicitations de l’OFB. Une remarque qui montre aussi qu’un contrôle ne débouche pas systématiquement sur un rappel à l’ordre ou une verbalisation. Lorsque les règles sont respectées, les agents le constatent tout simplement.
Mais l’enseignement le plus intéressant de cette immersion est peut-être ailleurs. Car les relations entre chasseurs et agents de l’OFB sont parfois présentées comme nécessairement conflictuelles. Ce que nous avons observé dans la Gordolasque est bien différent. Pas de tension particulière, pas d’affrontement. Les contrôles sont effectués, les documents présentés, les armes et prélèvements vérifiés, tandis que les échanges restent cordiaux. Un agent le souligne lui-même devant notre caméra : « Contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, les contrôles se passent très très bien ». Et il poursuit : « Il y a eu de l’amitié, il y a eu du respect, et c’est super important ». Cela n’empêche évidemment pas les agents de remplir leur mission de police de la chasse. Mais cette journée passée en leur compagnie rappelle qu’un contrôle peut également être un moment d’échange entre professionnels chargés de faire respecter la réglementation et chasseurs qui pratiquent leur passion dans les règles. Dans les montagnes des Alpes-Maritimes, ce 13 septembre, les images parlent finalement d’elles-mêmes.
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