Un homme a été condamné à une amende de 1.200 euros après avoir effectué un tir de nuit près de Lamotte-Beuvron, en Sologne. L’intervention des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), appuyés par la gendarmerie, s’inscrivait dans une opération de surveillance menée à l’automne 2025 à la suite de signalements de riverains.
Des coups de feu entendus en pleine nuit
Plusieurs habitants du secteur avaient alerté des élus locaux après avoir entendu des tirs nocturnes dans les environs. L’Office français de la biodiversité a alors mis en place une série de contrôles avec l’appui de la gendarmerie et de la brigade mobile d’intervention interrégionale. Au total, une dizaine d’agents ont patrouillé durant plusieurs nuits dans les massifs forestiers autour de Lamotte-Beuvron. Au cours de l’une de ces surveillances, les agents ont entendu un coup de feu. Les forces de contrôle ont alors procédé à la vérification d’un véhicule stationné en lisière de forêt à bord duquel se trouvaient trois personnes.
Une carabine encore chaude lors du contrôle
Lors du contrôle, l’un des occupants du véhicule était en possession d’une carabine de chasse encore chaude. L’homme, titulaire du permis de chasser, a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un acte de braconnage mais qu’il venait simplement tester son arme. Les vérifications ont toutefois révélé que la carabine n’était pas enregistrée dans le Système d’information sur les armes (SIA), une obligation administrative désormais imposée aux détenteurs d’armes. L’individu, domicilié en région parisienne, a été placé en garde à vue. Les deux personnes qui l’accompagnaient ont quant à elles été mises hors de cause.
Une condamnation à 1.200 euros d’amende
L’affaire a été jugée, il ya quelques jours, au tribunal judiciaire de Blois dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Le chasseur a été condamné à une amende de 1.200 euros pour chasse de nuit avec une arme non enregistrée. Son permis de chasser n’a pas été suspendu et il n’a, a priori, pas été intégré au FINIADA (Fichier National des personnes Interdites d’Acquisition et de Détention d’Armes), ce qui peut sembler particulièrement clément au regard du climat judiciaire et administratif actuel.
Un comportement dangereux
Du côté de l’Office français de la biodiversité, les autorités rappellent que la chasse de nuit est interdite par principe et sauf exceptions, notamment la chasse du gibier d’eau à la hutte ou pour les opérations de destruction du sanglier, et que ce type de comportement représente avant tout un risque pour la sécurité. Ce dossier rappelle également l’importance pour les détenteurs d’armes de respecter les obligations liées au SIA, devenu la plateforme de référence pour l’enregistrement et la gestion des armes détenues légalement en France.












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