Une affaire de braconnage d’une ampleur peu commune vient d’aboutir à de lourdes condamnations. Deux hommes ont été reconnus coupables après la découverte de près de cinquante têtes et bois de cerfs de Virginie, prélevés illégalement sur plusieurs saisons. L’un d’eux est désormais interdit de chasse à vie.
Un vaste trafic de trophées mis au jour
L’enquête a été menée par la Tennessee Wildlife Resources Agency après un signalement citoyen reçu à l’automne 2024. Les gardes-chasse sont alors intervenus dans une zone située entre le lac Percy Priest et l’Interstate 840, à la frontière des comtés de Wilson et de Rutherford, dans le centre du Tennessee.
Les perquisitions ordonnées par la justice ont permis la saisie de 50 têtes et bois de cerfs de Virginie, mais aussi d’une tête de dindon sauvage et d’un écureuil gris détenu illégalement. Plusieurs armes utilisées pour les infractions ont également été confisquées. Les faits ont été révélés par la presse locale, notamment le Nashville Tennessean.
Chasse illégale et commerce de viande de gibier
Selon les autorités, les deux hommes ne se contentaient pas de braconner. Ils sont également accusés de vente et de troc illégaux de viande de cerf, une infraction particulièrement grave au regard de la législation américaine. Le cerf de Virginie, espèce emblématique et strictement encadrée, fait l’objet de quotas et d’obligations similaires à celles connues en Europe pour les chevreuils. Les enquêteurs parlent d’infractions répétées, étalées sur plusieurs années, avec des prélèvements bien au-delà de ce que permet la réglementation locale.
Interdiction de chasser à vie pour l’un des prévenus
Robert E. Comer a plaidé coupable. La sanction prononcée est exemplaire :
– interdiction à vie de chasser, pêcher et piéger
– interdiction d’accès à l’ensemble des terrains gérés ou contrôlés par la TWRA,
– 60 jours de prison,
– 15 000 dollars de dédommagement pour des infractions liées à la chasse commises dès 2022.
Une peine rare, réservée aux cas de braconnage massif ou organisé, qui vise à marquer un coup d’arrêt définitif à toute pratique cynégétique de l’intéressé.
Trois ans de suspension pour le second homme
Le second prévenu, Carson Smith, résident du comté de Wilson, a lui aussi reconnu les faits. Il a été condamné pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la capture, la détention et la destruction illégales d’animaux sauvage, ainsi que pour le non-respect des saisons, des quotas et des règles de marquage du gros gibier. Son droit de chasse est suspendu pour une durée de trois ans, une sanction sévère mais proportionnée à un rôle jugé moins central dans cette affaire.
Un message clair envoyé aux braconniers
Par cette décision, la Tennessee Wildlife Resources Agency rappelle sa ligne de conduite : tolérance zéro face au braconnage. Aux États-Unis comme en France, la chasse repose sur un équilibre entre gestion des populations, respect des espèces et responsabilité du chasseur. La TWRA invite d’ailleurs toute personne témoin de violations à signaler les faits aux autorités compétentes, soulignant le rôle clé des citoyens dans la protection de la faune sauvage.












Laisser un commentaire