Chasse et solidarité : 150 lapins de garenne pour l’Aude

Lapin de garenne

Après les incendies de l’été 2025 dans les Corbières, il faut du temps pour que les milieux naturels se retablissent. Sur le terrain, une opération illustre l’entraide entre territoires : 150 lapins de garenne capturés dans l’Hérault ont été donnés à la FDC 11 pour contribuer au repeuplement de secteurs sinistrés.

Les Corbières, un été noir dans l’Aude


Début août 2025, un incendie majeur a frappé le massif des Corbières. Le feu a parcouru des milliers d’hectares en quelques jours, touchant durement plusieurs communes et laissant derrière lui un paysage brûlé, des terres abîmées et une faune lourdement impactée. La reconstruction de ces milieux naturels et de leur biodiversité, elle, se compte en mois et en années.

Le lapin de garenne, un symbole… devenu rare


Le lapin de garenne reste un gibier emblématique pour beaucoup. Sur une grande partie des territoires, il s’est raréfié au point de disparaître localement, et de nombreux chasseurs ne peuvent plus le chasser comme autrefois. Dans d’autres secteurs, au contraire, l’espèce peut être très abondante et provoquer des dégâts. C’est sur cette réalité de terrain, loin des discours, que certaines opérations trouvent leur logique.

150 lapins capturés dans l’Hérault, donnés à l’Aude


La Fédération des chasseurs et de la nature de l’Aude a relayé une opération de “chasse solidaire” menée dans l’Hérault. Jannick Fesquet, piégeur agréé, a fait don de 150 lapins de garenne pour soutenir les territoires sinistrés de l’Aude après les incendies de cet été. La FDC 11 est venue récupérer ces animaux afin de contribuer au repeuplement local.

Ces lapins, capturés par le piégeur de l’Hérault, provenaient du Golf de Montpellier Massane, à Baillargues, où leur présence occasionnait de nombreux dégâts. L’opération est bénéfique à double titre : réduire les problèmes sur le site d’origine, et aider à restaurer une population dans un secteur qui en a besoin.

Des relâchers dans des garennes spécialement étudiées


Sur sa page Facebook, la FDC 11 précise que les lapins ont été relâchés dans des garennes fonctionnelles spécialement prévues pour leur réintroduction. C’est un point essentiel : il ne s’agit pas de “lâcher” au hasard, mais d’un travail pensé, avec des aménagements adaptés, pour donner aux animaux les meilleures chances de s’installer.

Une chasse qui agit, sans bruit


Ce type d’opération rappelle une chose simple : quand un territoire est touché, la solidarité existe aussi entre chasseurs et entre fédérations. Ici, on parle de concret, pas de slogans. Une action utile, respectueuse des territoires, et un coup de pouce donné à un animal qui compte dans la culture cynégétique et rurale.

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