Braconnage, dépôts sauvages, sécurité : l’Indre officialise les “Chasseurs Vigilants”

Chasseurs vigilants

Début janvier, la préfecture de l’Indre a officiellement signé la convention créant le réseau “Chasseurs Vigilants”. Aux côtés des forces de sécurité intérieure et des représentants du monde cynégétique, l’État formalise ainsi un dispositif destiné à renforcer la sécurité en milieu rural et la protection des espaces naturels. Plaine, zones humides, massifs forestiers : le territoire rural constitue un espace vaste, souvent isolé, où la présence humaine régulière joue un rôle déterminant. C’est précisément sur cette réalité de terrain que repose le dispositif “Chasseurs Vigilants”.

Observer, alerter, sensibiliser

Le principe est simple : Observer, Alerter et Sensibiliser. Les chasseurs volontaires, déjà présents de manière hebdomadaire sur le terrain, deviennent des relais de vigilance au service de l’intérêt général. Leur rôle ne se substitue évidemment pas aux forces de l’ordre. Il s’agit d’une démarche de coopération, fondée sur la remontée d’informations et la prévention. Concrètement, les chasseurs engagés dans le réseau peuvent signaler :

  • des actes de braconnage,
  • des dépôts sauvages de déchets ou des pollutions,
  • des atteintes aux biens ou aux personnes,
  • toute situation anormale constatée lors de leurs activités,
  • et veiller au respect strict des règles de sécurité à la chasse.

Une coopération au profit de la sécurité rurale

Le dispositif s’inscrit dans une logique désormais bien identifiée par les pouvoirs publics : la coproduction de sécurité. Dans les territoires ruraux, les chasseurs figurent parmi les acteurs les plus présents et les mieux implantés. Leur connaissance fine des chemins, des bois, des marais et des zones reculées constitue un atout évident. Cette convention vient donc formaliser une réalité de terrain : les chasseurs participent déjà à la protection des espaces naturels et à la vigilance collective.

Un modèle qui se développe

L’Indre n’est pas un cas isolé. Ce type de conventions se déploie progressivement dans de nombreux départements, depuis la première de celles-ci, signée dans l’Oise dès 2017, dans une volonté d’associer davantage les acteurs ruraux aux politiques de prévention. Partout, le même constat s’impose : en milieu rural, la sécurité repose sur la proximité, la responsabilité et la coopération. À travers “Chasseurs Vigilants”, l’État reconnaît officiellement ce rôle.

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